Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat
Source le Figaro:
La Baule : de nos envoyés spéciaux Charles Jaigu et Judith Waintraub
[05 septembre 2005]
«Rupture» à tous les étages : c'est le programme Sarkozy, et ça commence tout de suite. A La Baule, devant un public surchauffé, le patron de l'UMP a relevé le défi que lui avait lancé la veille Dominique de Villepin. Les sarkozystes estiment que le premier ministre leur a «rendu service» en «écrivant pour la postérité qu'il était le bébé de Chirac». Selon eux, sa candidature, s'il la déclare un jour, se placera sous le signe de la «continuité». Ça tombe bien : Sarkozy, lui, veut «rompre» avec le passé. Il l'a proclamé hier dans son discours de rentrée, qu'il a travaillé pendant deux semaines et encore durci samedi, après la journée «pourrie» que ses rivaux lui ont infligée. A la tête d'une UMP qui n'est «pas derrière le gouvernement» mais «devant», il a revendiqué la «liberté» de proposer en 2007 une «stratégie de rupture avec les trente dernières années».
Vous avez dit saupoudrage ? Il a utilisé le mot trois fois, au cas où l'auditoire n'aurait pas compris ce qu'il pense vraiment du plan Villepin de «modernisation de la France». «Intimement convaincu» que les Français attendent des «changements profonds», il leur prépare un menu copieux. En 2007, l'UMP sera «plus ambitieuse que le gouvernement dans ses choix économiques et fiscaux», sur l'ISF bien sûr, mais pas seulement. La mesure phare qu'il détaillera jeudi, lors de la convention économique de l'UMP, concernera la fiscalité. Il veut inscrire dans la Constitution que «nul contribuable en France ne puisse se voir prélever plus de 50% de ce qu'il a gagné par son travail». Autres réformes annoncées : la refonte complète du droit du travail, de la représentation syndicale et de l'accès à la propriété...
C'est peu dire que Sarkozy attend la «concurrence» de pied ferme, mais une «concurrence saine, loyale, de qualité». Message à l'égard des chiraquiens qui le voyaient déjà «craquer» face à un Villepin «toujours zen» : «Je le dis calmement, l'époque des conseillers occultes, des cénacles privilégiés appartient à un passé révolu. Il n'y aura définitivement ni combines ni arrangements.»
Un congrès «ouvert à tous, où chacun pourra exprimer sa préférence» sera organisé en janvier 2007. Mais le compte à rebours de la primaire a déjà commencé. Ce week-end, la compétition présidentielle a occupé toutes les conversations à La Baule. Chacun à l'UMP est persuadé que si le parti appartient aujourd'hui à Sarkozy, l'entrée en scène de Villepin rebat les cartes. Les sarkozystes font mine de s'en réjouir, au motif que «les Français n'aiment pas les histoires écrites à l'avance».
Les partisans de Villepin misent sur une «guerre des nerfs» dont leur champion sortira forcément vainqueur. Ses résultats sur le front du chômage le propulseront au sommet des sondages, et l'actuel chouchou des Français n'aura qu'à s'incliner. Les sarkozystes, eux, rient ouvertement devant tant de «prétention». Leur réponse tient en deux chiffres : «43 contre 19». Soit les scores respectifs de Sarkozy et de Villepin dans le sondage CSA publié hier par Le Parisien. Samedi soir, l'un de ses proches affirmait : «Même si Villepin avait le talent de Machiavel et Talleyrand réunis, vingt mois ne lui suffiront pas pour rattraper son retard.»
PUTEAUX HORIZON 2008 SOUTIENT LA CANDIDATURE DE NICOLAS SARKOZY POUR 2007 ET SON PLAN POUR LA FRANCE AXE SUR LA MODERNITE ET LE RENOUVEAU.