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PUTEAUXHORIZON-2008-INFO-UMP Paris
les militants UMP choisiront celui qui les représentera pour tenter de ravir la mairie de Paris à Bertrand Delanoë.
Article publié par le figaro.
[18 août 2005]PARIS Les militants éliront le futur rival du maire les 25 février et 4 mars prochains
Dix UMP veulent défier Delanoë
Guillaume Tabard
La présence sur la ligne de départ des quatre «grands» élus de Paris, Jean Tiberi, Françoise de Panafieu, Pierre Lellouche et Claude Goasguen (de gauche à droite), semble acquise.
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Samedi 4 mars 2006, deux ans avant les prochaines élections municipales, les militants UMP choisiront celui qui les représentera pour tenter de ravir la mairie de Paris à Bertrand Delanoë. Demain ou après-demain, les quelque 12 000 adhérents de la capitale à jour de cotisation recevront un courrier leur détaillant le calendrier de la procédure, voulue par Nicolas Sarkozy, et présentant chacun des candidats à l'investiture du parti.
Hier soir, ils étaient dix à s'être officiellement déclarés auprès de la fédération. D'autres peuvent encore se mettre sur les rangs, mais tous devront réunir le parrainage d'un minimum de dix élus parisiens et de cent militants issus d'au moins dix circonscriptions. La présence sur la ligne de départ semble acquise pour les quatre «grands» élus de la capitale : l'ancien maire Jean Tiberi, député et maire du Ve arrondissement, le président du groupe UMP au Conseil de Paris, Claude Goasguen, député du sud du XVIee, Françoise de Panafien, et le député des VIIIe et IXe arrondissements, Pierre Lellouche.
arrondissement, le député et maire du XVII
La qualification est plus incertaine pour l'ancien député et maire de Levallois-Perret, Olivier de Chazeaux, aujourd'hui avocat à Paris, et pour le conseiller régional Jean-Luc Romero, président des Elus locaux contre le sida ou encore pour Linda Asmani, porte-parole des Berbères de France, également conseiller régional. Elle paraît enfin très problématique pour les trois militants David Don Fiaschi, Emmanuel Ravet et Maxime Waserzstrum dont la notoriété reste à construire.
Les parrainages peuvent être recueillis jusqu'au 12 septembre et seront conservés dans une «armoire forte». Après leur dépouillement, sous la houlette d'une commission de contrôle présidée par Robert Pandraud, la liste officielle des candidats sera proclamée et la campagne commencera le lundi 19 septembre. Elle durera cinq mois, le premier tour ayant lieu samedi 25 février. Les deux candidats arrivés en tête s'affronteront au deuxième tour, samedi 4 mars.
Le parti sarkozyste a refusé d'attribuer un budget propre à chaque candidat. Pour garantir l'équité de traitement, c'est la fédération de Paris qui prendra à sa charge l'organisation logistique de la campagne, à savoir : trois courriers envoyés à tous les adhérents, trois réunions publiques, par groupe d'arrondissements, où tous les candidats disposeront d'un temps de parole équivalent, un message sur le site Internet et l'envoi d'une profession de foi.
Mais s'il se défend d'afficher une préférence, le ministre de l'Intérieur suit de près la préparation de ces primaires. Dans les coulisses, il s'active pour convain cre le député du 16e nord, Bernard Debré, d'entrer à son tour en lice. Apparenté au groupe UDF parce que l'UMP de Juppé et Raffarin lui avait préféré Laurent Dominati, l'ancien ministre d'Edouard Balladur, qui a voté la confiance au gouvernement Villepin, a promis de rejoindre le groupe UMP, mais «pas avant la fin de l'année».
Mais voilà : Bernard Debré refuse obstinément de se soumettre aux primaires. Depuis juin, Sarkozy a reçu trois fois le frère du président de l'Assemblée nationale. Pour l'instant, en vain. Pendant ce temps, des contacts informels se nouent, en vue d'une possible entente Goasguen-Lellouche-Tiberi censée empêcher la victoire de Françoise de Panafieu, à ce jour jugée favorite.