POINT DE VUE
Puteauxhorizon2014 :
En période de récession économique, en période de crise crise aigue du capitalisme "financier", en période de l'accroissement du chômage, en période de doute, en période de perte en euros constants du pouvoir d'achat, une des plus belles entreprises françaises ose après un franc succès de son emprunt exiger des consommateurs une hausse de la tarification sur 3 ans de 20% !
ATTITUDE SCANDALEUSE ET IRRESPONSABLE
Ma prise de position n'est pas celle du militant mais celle d'un consommateur responsable qui est piégé car comme bon nombre de français, je suis dépendand de l'EDF car je suis équipé tout électrique, je , nous sommes pris en otage et cette situation est insupportable, c'est pour ces raisons évidentes que je cautionne les réactions des différents acteurs politiques, syndicaux et associatifs qui partagent mon opinion .
Il est anormal que les consommateurs payent pour des erreurs stratégiques, pour réduire la dette de cet organisme, s'il est logique qu'un entreprise comme l'EDF doit être à la recherche de nouvelles ressources énergétiques et écologiques , c'est à partir d'emprunts, de financement par les actionnaires et non aux partculiers de règler "la facture", c'est trop facile d'agir de la sorte, imaginez que toutes les autres entreprises d'état et privées procèdent de la même manière , le pouvoir d'achat ne serait plus qu'un mythe social .
G2RALD lambilliotte
Réactions de personnalités classées à droite
Patrick Ollier, président UMP de la commission des Affaires économiques : "Il n'est pas question d'accepter une augmentation aussi importante. Ce qui était prévu, c'est une augmentation du même montant que l'inflation jusqu'à 2010, ce qui est tout à fait raisonnable. Un peu plus que l'inflation, peut être acceptable mais plus du double de l'inflation, c'est inacceptable parce que c'est insupportable pour les consommateurs" (Déclaration à l'AFP, jeudi 9 juillet).
Patrick Ollier, président de la commission des Affaires économiques à l'Assemblée nationale : "inacceptable". "pas du tout à ce que le Parlement (est) prêt à accepter".(jeudi 9 juillet)
Thierry Mariani, UMP: "Je suis contre, ce n'est pas le moment de renchérir le coût de l'énergie. L'augmentation demandée est disproportionnée" (Déclaration à l'AFP, jeudi 9 juillet).
Philippe Vigier, député Nouveau Centre : "En période de crise sociale grave (...), une augmentation des prix de l'électricité n'est humainement pas possible et pénalisante pour des milliers de Petites et moyennes entreprises qui ne peuvent pas supporter encore une fois une forte hausse de leurs coûts". Il demande un "report de la hausse et une modération des prix" (Communiqué, jeudi 9 juillet).
François Baroin, député-maire UMP de Troyes : "C'est à tout le moins prématuré comme décision et comme annonce" alors qu'on est "en pleine crise économique" et que "les gens ont du mal à joindre les deux bouts". "20% c'est pas rien et donc il faut vraiment que le gouvernement adresse un message de mesure" et que cette hausse soit au moins "décalée dans le calendrier"( RMC, mercredi 9 juillet)
Réactions de personnalités classées à gauche.:
Le Parti socialiste : La "forte augmentation", aura, "si elle est acceptée par le gouvernement, des conséquences directes et particulièrement graves sur le budget des familles moyennes et modestes".
"C'est une véritable provocation en pleine période de crise et alors qu'EDF, entreprise publique, vient de contracter un emprunt de 3 milliards d'euros pour financer ses investissements".
Le PS "rappelle ses obligations de service public au président d'EDF et ses engagements contractuels de hausse modérée des prix". Il demande également "une véritable transparence des coûts de production" et qu'un "contrôle strict de l'utilisation de l'emprunt auprès des particuliers qui vient de prendre fin soit assuré par l'Etat".
"En effet, il serait particulièrement immoral que les classes moyennes et populaires de notre pays payent au prix fort les investissements à l'étranger d'EDF". (Communiqué, jeudi 9 juillet)
Benoît Hamon, porte-parole du PS : "Ce qui aurait été bien, c'est que Pierre Gadonneix n'annonce pas ça juste une fois que l'emprunt qu'il a contracté auprès des Français est clos". "preuve d'une grande hypocrisie, d'un grand cynisme". "On fait un emprunt, on vante les mérites de l'entreprise, puis juste une fois l'emprunt passé (...) pour payer sans doute les intérêts de ceux à qui on a emprunté de l'argent, on annonce une augmentation de la facture d'électricité", "Je ne trouve pas ça normal" "Le consommateur va payer les intérêts pour ceux qui ont prêté de l'argent à EDF". "On va encore alourdir le fardeau des ménages qui sont déjà exsangues".(i-Télé, jeudi 9 juillet)
Jean-Marc Ayrault , Président du groupe PS à l'Assemblée nationale : "Qu'EDF ait besoin d'investissements, j'en conviens. Qu'EDF investisse avec son emprunt, c'est une bonne chose". "Mais de là à provoquer des augmentations aussi brutales..." Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes : "déclaration irresponsable" cela "inquiète profondément les familles qui ont (un) pouvoir d'achat très restreint aujourd'hui" "ce ne sont pas, dans un pays démocratique, des façons de procéder". (France Info, jeudi 9 juillet)
Jean-Michel Baylet, président du PRG : "L'augmentation de 20% des tarifs d'électricité réclamée par le PDG d'EDF est inacceptable! Ce comportement de marchand de tapis qui consiste à réclamer l'inacceptable pour obtenir plus que de nécessaire à l'issue d'une négociation est indigne d'un grand groupe industriel comme EDF". (Communiqué, jeudi 9 juillet)
Jean-Pierre Brard (PCF) : "On prend les Français pour des imbéciles, c'est normal de s'endetter. On essaie de faire peur sur l'endettement pour justifier une augmentation de 20% qui n'est destinée qu'à accumuler de l'argent pour des opérations hasardeuses à l'étranger et rémunérer les actionnaires qui n'ont rien à voir avec le service public" (Déclaration à l'AFP, jeudi 9 juillet).
Les Verts dénoncent un "racket de consommateurs captifs". "L'augmentation des tarifs proposés, après l'emprunt lancé il y a peu, vient juste révéler à nouveau le coût exhorbitant du nucléaire". "Grâce à l'efficacité énergétique et aux économies d'énergie, on peut, à confort égal, diminuer jusqu'à 50% la consommation d'électricité en France et par conséquent les factures des usagers" (communiqué, jeudi 9 juillet).
Henri Emmanuelli, député PS : "Je voulais remercier Mme Lagarde de nous préciser que le gouvernement n'est pas lié par les demandes de M. Gadonneix, PDG d'EDF, m'étonner des propos de M. Estrosi qui déclare découvrir les propos de M. Gadonneix dans la presse, leur rappeler que M. Gadonneix est désigné en conseil des ministres et leur conseiller de lui téléphoner" (Déclaration à l'AFP, jeudi 9 juillet).
Les associations :
Alain Bazot, président de l'UFC Que Choisir : (je suis) "un peu perplexe" des propos "flous" "une provocation". "Nous sommes d'accord sur le fait que le tarif régulé doit être réaliste, couvrir les coûts et les capacités d'investissement, mais de là à accepter une augmentation aussi importante sans justification, il y a un pas !" (jeudi 9 juillet)
Thierry Saniez, délégué général de l'association de consommateurs CLCV : Cette demande "me paraît totalement disproportionnée", "La première question, c'est la transparence du prix de l'électricité en France" "On s'interroge aussi par rapport à l'emprunt, magnifiquement réussi nous dit-on" L'Indecosa-CGT, branche consommateurs du syndicat, EDF frappe à la porte pour financer la demande d'actionnaires, visiblement trop gourmands".
L'association Familles rurales : En période de crise économique, où les dépenses contraintes comme l'électricité se font lourdement sentir sur le budget des familles, une hausse des tarifs de cette ampleur accentuerait encore les difficultés des ménages les plus fragiles. (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)
Les syndicats :
Marie-Claire Cailletaud, Fédération CGT des mines et de l'énergie : "Si c'est pour financer des projets à l'étranger comme c'est le cas actuellement, une hausse des tarifs est complètement inacceptable.
Nous demandons que les investissements d'EDF soient débattus à l'Assemblée nationale". (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)
La CGPME, syndicat patronal : "sur l'opportunité d'une hausse de 20% de ses tarifs proposée par son PDG pour 'rattraper les retards d'investissements', et ce alors même que les capitaux levés au travers de l'emprunt doivent précisément servir à cela". L'organisation demande au gouvernement d'être "particulièrement vigilant" sur ce point.
FO Mines Energie : "Faire payer les Français pour des investissements réalisés aux USA et en Grande-Bretagne frise le scandale social et économique.
Au moment où la crise financière touche tous les Français, où les salaires stagnent et les licenciements se multiplient, vouloir une augmentation de 20% des tarifs d'électricité sur 3 ans relève de la provocation". (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)
Sud Energie : "Cette augmentation financerait non pas les investissements, comme le prétend la direction d'EDF, mais bien les achats tous azimuts faits à l'étranger pour quelque 20 milliards d'euros, sans aucun lien avec la mission de service public d'EDF". (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)
Charles Beigbeder, président du fournisseur "alternatif" de gaz et d'électricité Poweo :
"Les tarifs pratiqués pour les particuliers sont les plus bas d'Europe. Il faut arrêter de les baisser et pourquoi pas les augmenter de 20% mais sur une période beaucoup plus longue que trois ans". (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)
La Confédération syndicale des familles (CSF) : En pleine panne du pouvoir d'achat, l'entreprise (EDF, ndlr) ne peut sortir de son chapeau une augmentation d'un montant arbitraire et difficilement supportable pour les familles. (Déclaration à la presse, jeudi 9 juillet 2009)