Convaincus, selon le traditionnel axiome mitterrandien, que les grand-messes socialistes se gagnent à gauche, François HOLLANDE, Laurent FABIUS et le triumvirat du NPS, PEILLON-EMMANUELLI-MONTEBOURG, haussent le ton contre la droite.
C’est à celui qui dénoncera avec le plus de vigueur les supposés méfaits du gouvernement.
Arnaud MONTEBOURG avait ouvert le feu à l’Assemblée nationale en pointant les amitiés patronales de l’actuel locataire de Bercy pour tempêter contre l’allègement de l’ISF.
Laurent FABIUS a renchéri en dénonçant un "copinage fiscal", réveillant le souvenir de l’expression ancienne des "copains et des coquins". François HOLLANDE a tenté de reprendre la main en brocardant en bloc l’oeuvre de l’équipe VILLEPIN.
Jamais en reste, Laurent FABIUS a alors changé de terrain pour promettre la renationalisation d’EDF en 2007 s’il est élu à l’Élysée alors qu’il préconisait l’inverse il y a encore trois ans...
D’exhortations à abroger tous azimuts les réformes adoptées par la droite depuis 2003 en éloges répétés du rôle de l’État, l’escalade impressionne !C’est à celui qui dénoncera avec le plus de vigueur les supposés méfaits du gouvernement.
Arnaud MONTEBOURG avait ouvert le feu à l’Assemblée nationale en pointant les amitiés patronales de l’actuel locataire de Bercy pour tempêter contre l’allègement de l’ISF.
Laurent FABIUS a renchéri en dénonçant un "copinage fiscal", réveillant le souvenir de l’expression ancienne des "copains et des coquins". François HOLLANDE a tenté de reprendre la main en brocardant en bloc l’oeuvre de l’équipe VILLEPIN.
Jamais en reste, Laurent FABIUS a alors changé de terrain pour promettre la renationalisation d’EDF en 2007 s’il est élu à l’Élysée alors qu’il préconisait l’inverse il y a encore trois ans...
Comme par hasard, à l’approche du vote des militants, finie "l’opposition caoutchouc", tout le monde rivalise d’"opposition frontale".
Mais cette surenchère traduit aussi le désarroi programmatique et idéologique du PS. En fait, à 19 mois de l’échéance présidentielle, c’est bien le seul non à la droite - un non franc, massif et sans nuance - qui semble faire office de pensée pour la gauche.