Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat
Par puteauxhorizon2008
PANAJAB (AFP) - "Ce n'est plus qu'un immense cimetière. Nos frères ont été ensevelis sous une tonne de boue. Nous avons besoin d'aide en urgence", lance tristement le maire de Santiago Atitlan, Diego Mendoza, sur les bords du lac Atitlan, au Guatemala, où 1.400 villageois sont portés disparus.
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"Ici, nous sommes en deuil et très tristes. La situation est dramatique, les deux communautés ne sont déjà plus qu'un cimetière", poursuit le maire exprimant son impuissance et sa colère à l'encontre du gouvernement du président Oscar Berger. "Le convoi du gouvernement n'est pas arrivé. Je suis très peiné, j'ai le moral au plus bas, toute la communauté est triste. Nous voulons que le président vienne comme il l'avait fait pour demander nos voix aux élections", poursuit le maire. Santiago Atitlan, situé à 180 km à l'ouest de la capitale guatémaltèque, regroupe 47.000 habitants, disséminés autour de l'imposant lac Atitlan, au-dessus duquel s'élèvent les volcans San Pedro, San Lucas Toliman et Santiago. Au passage de la dépression tropicale Stan, les villages de Panajab et Tzanchaj, situés au pied du San Lucas, ont été rayés de la carte mercredi dernier par un torrent de boue et de pierres dévalant des flancs des montagnes. Les villageois n'ont pas eu le temps de s'enfuir. Depuis, bravant la pluie et la brume ainsi que le risque d'autres éboulements, des centaines de riverains et une centaine de pompiers volontaires, fouillent la boue à la recherche des corps, armés souvent de simples pioches ou de pelles. Jusqu'à dimanche, ils n'avaient trouvé que 70 cadavres, dont beaucoup d'enfants qui ont été immédiatement enterrés dans le cimetière le plus proche. "Aujourd'hui, nous avons suspendu les recherches. Il pleut trop et le site est dangereux. Nous ne pouvons pas risquer d'autres vies", a expliqué le porte-parole des pompiers volontaires, Mario Cruz, arrivé sur place. Des familles entières se précipitent vers la zone de la tragédie pour tenter de déterrer les corps de proches avec leurs outils agricoles mais les pompiers les en dissuadent. "Il va falloir attendre que le temps s'améliore", a souligné M. Cruz. L'aide humanitaire envoyée par le gouvernement n'est pas encore parvenue sur les lieux sinistrés parce que la plupart des routes sont coupées et que les hélicoptères envoyés en renfort notamment par les Etats-Unis et le Mexique ne peuvent pas voler à cause du mauvais temps. M. Cruz a souligné que les sinistrés -- près de 100.000, dont 80.000 hébergés provisoirement dans des écoles, gymnases ou entrepôts transformés en centres d'accueil -- avaient besoin de couvertures, d'eau potable et de vivres. "Il y a un risque d'épidémies en raison de la décomposition des corps dans la boue et du manque d'eau potable", a estimé M. Cruz.
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