Le transfert du Syndicat des transports d’Ile-de-France : Comment sortir de la crise ?
Dans le cadre de la loi du 13 août 2004 portant transfert du STIF à la Région Ile-de-France, l’Etat a fait un geste significatif en prévoyant une compensation financière de 529 Millions d’euros, à laquelle s’ajoutent les sommes destinées au financement des retraites RATP, soit un total de 900 Millions d’euros par an. Le Gouvernement a ainsi strictement appliqué la loi qui prévoyait les mécanismes de compensation et a donc tenu ses engagements.
La loi a prévu la création d’un Comité d’Evaluation des Charges qui doit analyser toutes les compensations liées au fonctionnement. Ce Comité devrait probablement décider début octobre d’ajouter au montant déjà versé par le Gouvernement, 20 à 30 millions d’euros destinés notamment à financer la prise en charge du dispositif de la CMU ainsi que celui du service de transport de nuit. Le Gouvernement s’est engagé à suivre les avis du Comité.
L’exécutif régional socialiste, de son côté, a démagogiquement fait voter au printemps une demande de compensation complémentaire de 700 Millions d’euros la première année, puis 400 millions d’euros les années suivantes, qui s’ajouteraient aux sommes déjà versées par le Gouvernement ! Cette décision a eu pour effet de geler les négociations avec l’Etat et de conduire à une impasse en privant le STIF d’un Conseil d’administration depuis le 30 Juin 2005. En effet, le Président de région a présenté à l’assemblée régionale une résolution en juin dernier s’opposant à la désignation de ses représentants.
Le groupe UMP du Conseil régional a bien entendu voté contre cette décision de la chaise vide qui ne réglera en aucun cas la crise que traverse l’organisation des transports franciliens.
Actuellement donc, le Conseil d’administration n’est pas constitué, le Directeur Général du STIF règle les affaires courantes mais aucun nouveau projet ne peut être adopté.
Ainsi de nombreux projets sont bloqués : système de vidéosurveillance dans les gares, généralisation de la carte Navigo, prolongement de la ligne Balard-Créteil, aménagement des gares telles celles de Versailles-Chantier ou de Noisy-le-Grand, mise en place du TCSP de Massy-Palaiseau, ou encore les nombreux travaux d’accessibilité des gares aux personnes à mobilité réduite…
Enfin et surtout, le Conseil d’administration doit voter avant la fin de l’année le budget 2006 du STIF…. !! Rappelons que le budget arrêté en 2005 représentait près de 4 milliards d’euros …!!
L’ensemble des élus d’Ile-de-France souhaite qu’une solution soit rapidement trouvée de manière à ce que les usagers ne soient plus pris en otage par les surenchères de l’exécutif régional socialiste et disposent de transports réguliers, sûrs et confortables