Nicolas Sarkozy entre Etienne Mougeotte et Robert Namias à son arrivée le 2 mai 2007 à Boulogne-Billancourt pour le débat télévisé avec Ségolène Royal
AFP - Eric Feferberg
53% des personnes interrogées ont jugé le candidat UMP "plus convaincant", contre 31% pour la candidate PS et 16% qui répondent ni l'un ni l'autre ou ne se prononcent pas.
Les directeurs de campagne de Ségolène Royal ont dénoncé dès sa publication "la fiabilité" de cette enquête, y voyant des "manoeuvres de commande".
Parmi les électeurs du candidat UDF François Bayrou au premier tour (18,57%), 51% ont trouvé M. Sarkozy "plus convaincant", contre 35% Ségolène Royal et 24% ni l'un ni l'autre.
Parmi les électeurs de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national (10,44%), 74% ont trouvé M. Sarkozy "plus convaincant", contre 10% Ségolène Royal et 15% ni l'un ni l'autre.
La passe d'armes sur les enfants handicapés est de loin considérée comme le moment le plus marquant du débat, citée spontanément par 55% des personnes. Parmi les thèmes évoqués, le nucléaire (également occasion d'un échange vif) arrive en tête avec 8%, suivi par l'éducation (7%) et les retraites (6%).
Ségolène Royal devant Patrik de Carolis et Julien Dray à son arrivée le 2 mai 2007 à Boulogne-Billancourt pour le débat télévisé
AFP - Bertrand Guay
Sur les enjeux, Mme Royal est jugée plus convaincante sur l'environnement (53% contre 21%, le reste ni l'un ni l'autre ou ne se prononçant pas), la place des handicapés à l'école (47% contre 30%), la réduction des inégalités sociales (46% contre 27%), l'école (45% contre 36%).
Les candidats font jeu égal (35%) sur l'avenir du système de santé, M. Sarkozy étant jugé le plus convaincant sur tous les autres thèmes, notamment la maîtrise de l'immigration (65% contre 13%), la lutte contre l'insécurité (60% contre 17%), le soutien à la croissance économique (53% contre 24%) ou l'avenir du système de retraites (52% contre 23%).
Interrogées sur leur souhait de victoire à l'issue du débat, les personnes interrogées se prononcent à 52% pour M. Sarkozy (48% avant le débat) et à 37% pour Mme Royal (36% avant le débat), 11% ne se prononçant ni pour l'un ni pour l'autre (16% avant le débat).
Sondage effectué les 2 et 3 mai par internet auprès d'un échantillon de 878 personnes ayant suivi le débat télévisé, issu d'un échantillon de 1.415 personnes constitué auparavant, selon méthode des quotas. Notice détaillée consultable à la commission des sondages.
Les directeurs de campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, ont dénoncé dès sa publication "la fiabilité" de cette enquête, se demandant dans un communiqué "à qui profite un tel sondage?".
"Sans aucune précision sur les marges d'erreur, cet organisme proclame que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels", protestent-ils, avant de "dénoncer des manoeuvres de commande".