Peu après, dans un communiqué, le candidat UMP a qualifié ce soutien d'"important" pour lui, "sur un plan politique et aussi sur un plan personnel".
Dans une brève allocution télévisée, enregistrée sans le décorum présidentiel (drapeaux...) dans le Jardin d'hiver de l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres, le chef de l'Etat a indiqué avoir, avec le Premier ministre Dominique de Villepin, reçu le matin le numéro deux du gouvernement.
"Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement lundi prochain et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale", a déclaré le chef de l'Etat. "Je l'ai accepté". Rendant hommage au "bilan" de M. Sarkozy, le chef de l'Etat n'a pas évoqué la nomination de son successeur. Ce dernier devrait être le ministre de l'Outre-mer François Baroin, fidèle chiraquien. Une passation de pouvoirs est déjà prévue lundi, selon l'entourage du ministre candidat.
Nicolas Sarkozy suivi de Brice Hortefeux et Christian Estrosi le 21 mars 2007 à la sortie de l'Elysée à Paris
AFP - Thomas Coex
Dans le même temps, l'entourage de Xavier Bertrand, porte-parole du candidat, annonçait sa démission de ses fonctions de ministre de la Santé, également le 26 mars. Il devrait être remplacé par Philippe Bas (Sécurité sociale). Evoquant ses "choix personnels", le chef de l'Etat, qui avait annoncé le 11 mars ne pas briguer un troisième mandat après douze ans de présidence, a apporté son "soutien" et son "vote" à celui qui aspire à lui succéder. "Il y a cinq ans, j'ai voulu la création de l'UMP", a-t-il rappelé.
Il a souligné que "cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy", "en raison de ses qualités". C'est donc "tout naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien", a conclu M. Chirac. Cible des attaques de la gauche et de l'UDF pour sa double casquette de ministre-candidat, M. Sarkozy s'était jusque là refusé à préciser la date de son départ du gouvernement.
l'annonce de ce départ intervient alors que M. Sarkozy reste favori dans les sondages. Il est donné vainqueur au second tour contre Mme Royal par 62 des 63 sondages réalisés après son intronisation par l'UMP le 14 janvier. Le champion UMP doit faire face à la percée spectaculaire de François Bayrou, même si le candidat UDF, devenu le "troisième homme", marque le pas dans les dernières enquêtes.
Bientôt candidat à plein temps, M. Sarkozy entend, au cours des prochaines semaines, multiplier réunions publiques, interventions dans les médias, déplacements. Jeudi et vendredi, il sera aux Antilles.