Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat
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PARIS (Reuters) - A trois jours de sa désignation comme candidat de l'UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a affiché son bilan contre l'insécurité tant en 2006 que depuis son arrivée au ministère de l'Intérieur.
Il a souligné qu'avec un recul global de 1,3% en 2006, les crimes et délits avaient reculé pour la quatrième année consécutive.
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"J'ai rompu avec la résignation et le renoncement. Les résultats sont là", a-t-il dit lors d'une conférence de presse destinée à faire le bilan de la lutte contre l'insécurité en 2006.
"Je le dis sans ambages : je suis fier des résultats obtenus par les policiers et les gendarmes dans notre pays", a-t-il ajouté.
Mais l'opposition de gauche a invité le président de l'UMP a plus de modestie, estimant que son bilan était terni par la nouvelle flambée de violences dans les banlieues à l'automne 2005 et la hausse des violences aux personnes.
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a souligné qu'il s'agissait des actes "les plus insupportables" pour les Français.
Conscient que ces violences constituent le noyau dur de la délinquance, le ministre de l'Intérieur a cependant relativisé l'augmentation des violences aux personnes.
Il a d'une part avancé que ce chiffre s'expliquait par l'efficacité et la présence accrue des services de police et souligné que la hausse de 5,5% citée par la presse ne concernait en réalité que les "violences non crapuleuses".
"LA PEUR A RECULE"
Les violences crapuleuses, elles, ont augmenté de 3,42%, les menaces de 2,07% et les violences sexuelles de 0,61%.
Parallèlement, les atteintes aux biens ont baissé de 3,8% en 2006 et de 18,14% depuis 2002. De même, après sept années de hausse continue, le nombre des vols simples contre les particuliers est en baisse de 2,2% en 2006.
Nicolas Sarkozy a insisté sur la continuité de son action, soulignant que depuis 2002, date de son arrivée place Beauvau, la délinquance globale avait reculé de 9,4%.
Le président de l'UMP oppose ce résultat à celui obtenu par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, qui a vu la délinquance augmenter de 17,8% entre 1997 et 2001.
"Cela veut dire que, depuis 2002, plus de 1.153.000 victimes ont été épargnées", a estimé le ministre de l'Intérieur.
Des élus socialistes ayant mis en doute la fiabilité des statistiques, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il s'agissait des mêmes instruments que ceux utilisés par ses prédécesseurs et a affiché son souci de "transparence".
Depuis janvier 2006, les statistiques de la délinquance ne relèvent plus du seul ministère de l'Intérieur et sont diffusées par l'Observatoire national de la délinquance.
Nicolas Sarkozy a affirmé que "toute la France" bénéficiait de "l'amélioration de la sécurité" engagée, selon lui, depuis 2002.
"La sécurité a progressé, la peur a reculé", a-t-il dit, soulignant que ces résultats s'accompagnaient d'une "forte progression de l'activité des services", en hausse de 31% en cinq ans.
Estimant que ces résultats constituent "le socle" de l'action qui permettra d'améliorer la sécurité en 2007 et "dans les années qui viennent", Nicolas Sarkozy a engagé les forces de l'ordre à "poursuivre leur action résolue".
Il leur a fixé pour objectif de faire baisser la délinquance générale de 2% en 2007 et d'arriver à un taux d'élucidation des crimes et délits de 35%.
"Ces objectifs, j'ai bien l'intention de les faire respecter à une place qui ne sera pas forcément celle de ministre de l'Intérieur", a-t-il dit par allusion à sa candidature à la présidentielle.