La candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle estime qu'il convient d'empêcher l'Iran de contrôler tout le processus du nucléaire civil, qui est autorisé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont l'Iran est signataire.
Elle a assuré une nouvelle fois, lundi dernier lors d'une conférence de presse tenue à Jérusalem, que c'est la position qu'elle défendrait si elle était élue au printemps prochain.
Interrogé sur France 5, le président de l'UMP, probable rival de Ségolène Royal dans la course à l'Elysée, a rappelé que le TNP datait de 1968.
"Si l'unanimité de la communauté internationale s'est faite sur la différence entre le nucléaire militaire et le nucléaire civil c'est qu'il y a bien une raison (...) On n'a pas attendu Madame Royal", a-t-il dit.
La position de la candidate socialiste risque de "ranger 70 millions d'Iraniens derrière ce monsieur qui n'est rien d'autre qu'un dictateur", a-t-il fait valoir à propos du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"Et bien plus grave", a ajouté Nicolas Sarkozy, "derrière, il y a un milliard de Musulmans dans le monde à qui vous donnerez le sentiment que pour eux, à la différence de l'Occident, il n'y a pas d'accès à l'énergie du futur".
Interrogé sur le même sujet, François Bayrou, candidat UDF à l'Elysée, a partagé le point de vue exprimé par Nicolas Sarkozy.
"Il y a peu de déclarations aussi légères, aussi imprudentes que celles que Ségolène Royal a faites sur ce sujet", a-t-il dit lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.
"Tous ceux qui songent à exercer la fonction de président de la République (...) doivent sur des sujets comme ceux-là faire preuve de responsabilité et de prudence", a-t-il ajouté.