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Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat

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PLAN " S "

Une semaine très politique Par Pierre-Marie Vidal [mercredi 15 juin 2005]  imprimer   envoyer par e-mail
La mort clinique du projet de Constitution européenne a précipité l’UE dans une période d’incertitude, comme en témoignent les crispations autour du budget communautaire. Face à cette crise larvée, le mutisme des partisans "proeuropéens" du "non" est assourdissant. C’est le plan S comme silence...
À défaut de plan B, le président de la Commission européenne, José Manuel BARROSO, n’a finalement rien su proposer d’autre cette semaine que de faire une pause dans le processus de ratification de la Constitution européenne. Objectif : éteindre l’incendie avant qu’il ne gagne l’ensemble de la maison commune, au moment où s’annonce une multiplication des rejets. La menace brandie au cours de la campagne en France par les partisans du "oui" prend effet : même si le processus d’adoption d’une Constitution commune n’est juridiquement pas bloqué par les premiers votes négatifs, en réalité, le texte est bien mort-né et enterré pour de longues années.
L’Europe politique ayant vécue pour un temps, reste l’Europe économique. Et là encore, les choses s’engagent mal. Conséquence directe de l’échec du projet de Constitution, l’Europe s’apprête, cette fin de semaine, à se déchirer au sujet de son budget 2007-2013.
Tony BLAIR aurait-il eu la même assurance face à Jacques CHIRAC si la France avait voté "oui" le 29 mai dernier ? Avec la défaite annoncée de SCHROEDER en Allemagne, la perte d’autorité française, les lignes de force se sont clairement déplacées. Première victime probable, la PAC qui ne sortira pas indemne du bras de fer à venir.
Dans ces circonstances que sont devenus les tenants du "non" français ? Qu’en est-il de leur plan B ? On peut comprendre que les libéraux comme les antieuropéens savourent, en silence, leur victoire mais quid des partisans du "non" qui, comme Laurent FABIUS, se déclaraient européens ? Pas un mot face à la crise qui couve. Un silence qui en dit long sur la motivation européenne de leurs discours. Laurent FABIUS, comme d’autres à gauche et à droite, aura aussi vite délaissé la question européenne qu’il aura su l’utiliser. Aujourd’hui, c’est le plan S comme silence.

Décidément une semaine très politique
 
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