À défaut de plan B, le président de la Commission européenne, José Manuel BARROSO, na finalement rien su proposer dautre cette semaine que de faire une pause dans le processus de ratification de la Constitution européenne. Objectif : éteindre lincendie avant quil ne gagne lensemble de la maison commune, au moment où sannonce une multiplication des rejets. La menace brandie au cours de la campagne en France par les partisans du "oui" prend effet : même si le processus dadoption dune Constitution commune nest juridiquement pas bloqué par les premiers votes négatifs, en réalité, le texte est bien mort-né et enterré pour de longues années.
LEurope politique ayant vécue pour un temps, reste lEurope économique. Et là encore, les choses sengagent mal. Conséquence directe de léchec du projet de Constitution, lEurope sapprête, cette fin de semaine, à se déchirer au sujet de son budget 2007-2013.
Tony BLAIR aurait-il eu la même assurance face à Jacques CHIRAC si la France avait voté "oui" le 29 mai dernier ? Avec la défaite annoncée de SCHROEDER en Allemagne, la perte dautorité française, les lignes de force se sont clairement déplacées. Première victime probable, la PAC qui ne sortira pas indemne du bras de fer à venir.
Dans ces circonstances que sont devenus les tenants du "non" français ? Quen est-il de leur plan B ? On peut comprendre que les libéraux comme les antieuropéens savourent, en silence, leur victoire mais quid des partisans du "non" qui, comme Laurent FABIUS, se déclaraient européens ? Pas un mot face à la crise qui couve. Un silence qui en dit long sur la motivation européenne de leurs discours. Laurent FABIUS, comme dautres à gauche et à droite, aura aussi vite délaissé la question européenne quil aura su lutiliser. Aujourdhui, cest le plan S comme silence.
Décidément une semaine très politique
/http%3A%2F%2Fwww.professionpolitique.info%2FIMG%2Fdeco%2Fpicto%2Fimg_envoyer.gif)