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Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat

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LES CLES DE L'INSERTION

                                      point de Vue
Meilleure orientation et professionnalisation, clés de l'insertion

Par Jean-Jacques TALPIN


La crise du CPE aurait incité les jeunes à se détourner des filières sans issue.

CHAQUE année, près de 100 000 jeunes sortent sans diplôme de l'université après un échec en 1re ou 2e année. Ce gâchis largement dénoncé lors du carrefour des chambres de commerce et d'industrie (ACFCI) à Tours s'expliquerait par une double défaillance : le défaut d'orientation dans le secondaire et à l'entrée en fac et le manque de professionnalisation des filières universitaires. « Nous avons commis une erreur collective, a estimé Jean-François Bernardin, président de l'ACFCI, celle de ne pas avoir adapté assez vite notre système de formation aux changements du monde. Il y a une urgence sociale et de compétitivité à aller plus vite. » Faute de perspectives, de motivation ou tout simplement d'information, beaucoup de jeunes « fonceraient droit dans le mur à l'université ».

Conscient de cette faiblesse, le gouvernement a nommé un délégué interministériel à l'orientation et l'insertion professionnelle des jeunes, Pierre Lunel, ancien président de l'université Vincennes-Saint-Denis. Refusant la sélection ou la hausse des droits d'inscription, le délégué prône au contraire une « orientation positive » des jeunes avec un premier entretien avec les collégiens en 3e, puis des modules en seconde et lre et, enfin, un « véritable entretien » à la fin du premier semestre en fac. Ajouté à ce dispositif, le renforcement du tutorat devrait permettre de réduire sensiblement l'échec.

Autre priorité, le renforcement des relations entre l'université et les entreprises et la professionnalisation des filières. La situation a pourtant évolué : « Nous progressons, a reconnu Jean-Pierre Gesson, président de l'université de Poitiers, nos rapports avec l'entreprise se développent, 40 % de nos diplômes sont déjà professionnalisés à Poitiers. »

De nouveaux dispositifs

François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a lui aussi appelé à une « révolution culturelle pour mettre fin à l'absurdité et à l'irresponsabilité de l'État ». « On a piloté l'enseignement supérieur en dépit du bon sens, a-t-il ajouté, en fonction des demandes d'inscription et pas de l'offre. » Il a rappelé la mise en oeuvre de nouveaux dispositifs : inscription en fac dès février pour consolider l'orientation des lycéens, affectation des crédits aux universités en fonction de leurs politiques d'insertion et surtout évaluation des formations.

De même, la « gouvernance » des universités va être modifiée pour accorder plus de place et de pouvoir aux chefs d'entreprise. Globalement, l'objectif est de transférer en douceur des flux d'étudiants des filières générales vers les filières professionnelles plutôt qu'en psychologie par exemple. La France accueille en effet 40 % de tous les étudiants de psychologie en Europe ! Mais un déclic serait intervenu au printemps. La mobilisation contre le CPE aurait en effet entraîné une prise de conscience des jeunes sur ces questions d'insertion. Ainsi, à Poitiers comme dans d'autres facs, les inscriptions en psycho, au Creps (sport) et en langue auraient diminué de 20 % en septembre...

Le Figaro
Vendredi 24 novembre 2006


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