Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat

Publicité

la France et le Monde Libre pousse un ouf de soulagement .

Photo © AFP/A Villacoublay 
La mère de Florence Aubenas et le chef de l'Etat sont venus pour l'accueillir sur le tarmac, à Villacoublay.
PARIS, 13 juin 2005 (AFP) - La journaliste Florence Aubenas libérée samedi après 157 jours de captivité en Irak, a passé sa première nuit de femme libre en France où elle est arrivée dimanche en début de soirée. Son guide irakien Hussein Hanoun, libéré en même temps qu'elle, ému et un peu hagard, a retrouvé ses proches à Bagdad.

Le quotidien Libération, dont l'édition de lundi est consacrée à la libération de Florence Aubenas, publie un "carnet de bord" des 157 jours de détention de sa journaliste, qui mentionne l'existence d'un intermédiaire-clé surnommé "l'Imprécateur" et revient sur le rôle trouble joué par l'entourage du député Didier Julia.

Si l'émotion a été au rendez-vous, très peu d'informations ont filtré quant aux conditions de libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun, dont la séquestration a suscité une réprobation et une mobilisation sans précédent en France. A son retour sur la base militaire de Villacoublay, en région parisienne, Florence Aubenas, 44 ans, a évoqué devant la presse avec distance et humour des conditions de détention très lourdes, "sévères" de son propre aveu: accroupie dans une cave, pieds et poings liés, les yeux bandés.

"Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a affirmé très rapidement qu'"aucune rançon n'a été versée"
La journaliste de Libération, accueillie brièvement par le président Jacques Chirac, n'a en revanche donné aucune information sur les conditions dans lesquelles elle a retrouvé la liberté, samedi, renvoyant à une conférence de presse prévue mardi au siège de son quotidien Libération. Selon Serge July, le patron du quotidien, la libération de Florence Aubenas a été une "opération militaire assez compliquée puisqu'ils (les ravisseurs) ont fait à peu près 80 kilomètres dans Bagdad avant de lâcher Florence (Aubenas) et Hussein (Hanoun), avant qu'ils soient récupérés par les agents de la DGSE". Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a affirmé très rapidement qu'"aucune rançon n'a été versée" pour faire libérer Florence Aubenas et Hussein Hanoun, enlevés à Bagdad le 5 janvier.

La journaliste a provoqué la surprise en niant, après un moment d'hésitation, avoir partagé sa détention avec les otages roumains libérés le mois dernier, comme l'avaient affirmé dimanche deux d'entre eux, Marie-Jeanne Ion et Sorin Miscoci. Maniant l'humour et l'ironie en permanence, Florence Aubenas a tout de même reconnu avoir été extrêmement émue quand ses geôliers lui ont permis de regarder une émission de télévision qui lui était consacrée. "Ce jour là, ils m'avaient délié les mains et les pieds pour que la fête soit complète", a ironisé la journaliste, toute de bleu vêtue.

""la prochaine fois que vous avez une manifestation, j'irai, je le promets parce qu'on est tellement content quand on voit ça accroupie par terre".
Les premiers mots de Florence Aubenas ont été pour remercier tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur. Reconnaissant être rétive à ce genre de mobilisation, elle a ajouté: "la prochaine fois que vous avez une manifestation, j'irai, je le promets parce qu'on est tellement content quand on voit ça accroupie par terre". A Paris, place de la République, un millier de personnes ont manifesté en soirée leur satisfaction par des applaudissements et des acclamations au moment où les portraits des deux ex-otages ont été retirés. Les responsables politiques français ont été plutôt discrets pour l'arrivée de Florence Aubenas.

Plus tôt dans la journée, Jacques Chirac était intervenu dans une déclaration radio-télévisée pour dire "le bonheur de la Nation toute entière" et confirmer que les deux ex-otages étaient en "bonne santé". La journaliste avait quitté Bagdad par avion militaire français C-130 Hercules dimanche à 12H00 locales (10H00 Paris), avant d'embarquer dans un Falcon du ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy à Chypre.

"Son guide Hussein Hanoun, ancien pilote de chasse, est retourné dimanche chez lui, dans le centre de Bagdad"
Florence Aubenas a quitté Villacoublay peu après 20h20 pour être "prise en charge" par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) "pour quelques jours", selon la direction de Libération. Son guide Hussein Hanoun, ancien pilote de chasse, est retourné dimanche chez lui, dans le centre de Bagdad, où il a été accueilli par les cris de joie de son épouse, Souha, de ses quatre enfants et de ses proches. Habillé d'une robe traditionnelle blanche et de pantoufles noires, Hussein Hanoun est apparu éprouvé, le regard hagard.

La nouvelle de la libération avait été annoncée dimanche en milieu de matinée par le ministère français des Affaires étrangères, suscitant de nombreuses réactions de joie et de soulagement. Le Premier ministre Dominique de Villepin a fait part de sa "très grande joie", tout en saluant "l'action du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin" dans les démarches entreprises.

L'ancien chef de la diplomatie Michel Barnier, dont l'action en faveur de la libération des otages a été saluée par M. Chirac, a déclaré avoir le sentiment d'une "mission accomplie".
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article