la moralisation du capitalisme voulue par le Président de la république lors du congrès de Versailles du 22.06.2009 mis en pièces par la Direction Générale de la BNP , chassez le naturel, il revient au galop, la fin des parachutes dorés, des primes excessives (
60.000 € par trader en moyenne soit la contre valeur de cinq années de travail d'un smicard),
une provision de 1 millard d'euros pour récompenser le travail des traders , c'est proprement scandaleux, il est vrai que les banques n'apprécient pas les opérations de détail , partie obscure mais indispensable à la vie des PME et des particuliers , les banquiers recommencent à jouer sur les marchés spéculatifs à hauts risques mais autrement plus rentables, c'est proprement scandaleux, on ne peut faire de tels bénéfices sur les opérations traditionnelles, quel est l'intérêt pour notre économie de marché , seuls les gros actionnaires verront l'intérêt de tels engagements , en contrepartie de ces opérations à hauts risques, ils seront rémunérés en conséquence, quel sera le montant réinvestit dans l'industrie et le commerce ?
il n'est pas question de gauche ou de droite, il est question de morale ou plutôt de moralité, alors on est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle, la crise n'est pas derrière nous, la lame de fond ne nous a pas encore hélas atteint, que notre gouvernement respecte les engagements de versailles, qu'il gèle ce provisionnement abusif, qu'il exige si les bénéfices sont aussi importants que les annonces effectuées le remboursement des cinq milliards d'euros en espérant que ce prêt ne devienne pas un abandon de créances, qu'il rentre dans le capital des banques ou l'état a injecté de l'argent .
je trouve bien timoré notre ministre de l'industrie qui joue " à la patate chaude" en laissant le "bébé" à la banque de France qui devra statuer, et bien non, que le gouvernement prenne immédiatement ses responsabilités, c'est la crédibilité de notre Président qui est mis en cause par " les appétits outranciers de ces messieurs les banquiers "
En tant qu'ancien contrôleur interne des opérations de banque classiqueS et des opérations à caractère spéculatives je m'insurge contre ce dérapage incontrôlé des banques qui ont mis à genoux l'économie mondiale
une fois n'est pas coutume, je cautionne l'association SOS Petits porteurs et comprend les réactions virulentes de la gauche..
gérald LAMBILLIOTTE