| Grèves dans les transports : stop à la prise en otages des usagers Alors qu’à partir du mardi 22 novembre, la SNCF connaîtra sa sixième grève depuis le début de l’année, l’UMP par la voix de Roger Karoutchi, secrétaire national, dit stop à la prise en otages des usagers des transports publics et prévient : « si demain le service garanti ne fonctionne pas, l’UMP prendra des initiatives parlementaires » pour imposer par la loi le service minimum. Conférence de presse Lundi 21 novembre 2005 Roger Karoutchi, secrétaire national chargé des Fédérations Valérie Pécresse, porte-parole Brice Hortefeux, secrétaire général délégué En préambule, le président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France, a rappelé qu’il n’y avait aucune volonté de la part du gouvernement de privatiser la SNCF. « La préparation par la CGT de son congrès, la préparation par les autres organisations syndicales d’élections internes ne légitimement en rien la prise en otages des usagers des transports publics au moment où la situation économique de notre pays n’est pas très favorable » a-t-il expliqué. « Les usagers ne peuvent pas payer perpétuellement les luttes internes des syndicats » a-t-il lancé faisant remarquer que « six grèves, en un an, à la SNCF, c’est beaucoup trop ». Celui qui est à l’initiative de l’instauration du service garanti dans les transports en Ile de France a rappelé l’esprit qui présidait à ce dispositif : « privilégier le dialogue social ». «En juin dernier, nous avons fait un pari, celui d’éviter d’aller jusqu’au service minimum en négociant dans les entreprises publics de transport le service garanti ». « A l’occasion de la grève du 4 octobre dernier, le service garanti n’était pas assuré à la SNCF » et les prévisions de trafic pour demain « laissent augurer un service encore inférieur à celui du 4 octobre ». En conséquence, « si nous constatons demain matin que l’expérience du service garanti dans les transports n’est pas concluante, nous devrons aller très vite vers la loi » a-t-il prévenu et d’annoncer qu’avec Michel Bouvard, secrétaire national chargé des Transports et Jacques Kossowski, auteur d’une proposition de loi sur l’instauration d’un service minimum, l’UMP prendrait des initiatives parlementaires dans ce sens. « L’instauration d’un service minimum est une promesse électorale de la majorité en 2002 » a-t-il fait valoir et l’UMP, favorable à cette mesure, souhaite un débat sur cette question. L’UMP lance sur son site Internet un sondage et appelle tous les Français à répondre à une question simple : « êtes-vous favorable à une modification de la loi pour l'établissement d'un service minimum dans les transports publics en cas de grève ? ». | |