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  • : PUTEAUX-HORIZON-2020 de Gérald Lambilliotte Blog Citoyen
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  • : Un habitant de Puteaux, Promouvoir la gestion de la ville de Puteaux par l'équipe municipale dirigée par Joëlle CECCALDI-RAYNAUD. Le WebMaster et ami: Philippe Coudeyrat
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Gérald Lambilliotte 

Conseiller Economique et social
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- Le premier effet de la pauvreté est de tuer la pensée ! On n’échappe pas à l’argent du simple fait d’être sans argent.
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René Pradez
Peintre de Puteaux
26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 23:00
Lettre d'information du 23 juin 2005
Les 3 sujets fort de l'UMP
Nicolas Sarkozy invité du 20 heures de France 2
Vendredi 24 juin, le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, sera l'invité du journal de 20 heures sur France 2.
 

ASSURER A CHACUN LE DROIT DE VIVRE EN SÉCURITÉ

" Le terme nettoyer s'applique parfaitement à ceux qui sont capables de tuer un petit garçon de 11 ans " a déclaré Nicolas Sarkozy en réponse à ceux qui se sont offusqués de son propos. Le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, qui a reçu un soutien appuyé du Premier ministre et des parlementaires de la majorité, a vertement tancé cette semaine, à la tribune de l'Assemblée nationale, une gauche donneuse de leçons et si éloignée du peuple.
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POURQUOI IL FAUT DÉFENDRE LA PAC

Dans une tribune Joseph Daul, député européen et président de la Commission de l'Agriculture au Parlement européen, explique pourquoi il est primordial de défendre la Politique agricole commune. Devant la représentation nationale, le Premier ministre Dominique de Villepin, a justifié la position de la France de ne pas céder à la demande britannique de réduire la part consacrée à la Pac dans le budget européen
La tribune de Joseph Daul
La réponse de Dominique de Villepin lors des questions au gouvernement (site de l'Assemblée nationale)
L'interview de Patrick Ollier au journal Le Parisien


SERVICES PUBLICS : VOUS AVEZ LA PAROLE !

Après la question sociale, l'immigration, l'UMP tiendra, jeudi 7 juillet, sa troisième convention pour un Projet Populaire consacrée aux services publics. Dans ce cadre, l'UMP souhaite avoir votre avis et connaître vos attentes !
Donnez votre avis sur les services publics



ELARGISSEMENT DE L'EUROPE : NICOLAS SARKOZY DEMANDE UNE PAUSE

Lors de sa rencontre avec les nouveaux adhérents, samedi 18 juin, le président de l'UMP a demandé la suspension de tout nouvel élargissement jusqu'à ce que l'Europe se dote de nouvelles institutions. La veille, à Vitré en Ile et Vilaine, accompagné de Pierre Méhaignerie, il avait plaidé pour une Europe plus protectrice, capable de se défendre face au dumping fiscal, pratiqué par certains pays d'Europe centrale, et l'ouverture " naïve " des frontières.
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LA POSITION DE LA FRANCE RENFORCÉE APRES LE SOMMET EUROPÉEN

Brice Hortefeux, secrétaire général délégué, qui s'exprimait lors de la conférence de presse des porte-parole, a estimé que la position de la France sortait renforcée après le sommet européen des 16 et 17 juin, et ce malgré les désaccords entre la conception britannique et la conception française sur le budget communautaire. Pour le ministre délégué à l'Aménagement du Territorie, la vision française d'une Europe politique reste majoritaire au sein de l'Union.
La conférence de presse des porte-parole



L'UMP SALUE L'ÉMERGENCE D'UN ISLAM DE FRANCE

Lors de la conférence de presse des porte-parole, l'UMP par la voix de Valérie Pécresse a salué le bon déroulement des élections du Conseil français du Culte musulman. La forte mobilisation (85% de taux de participation) démontre l'utilité de la création, en 2003, par Nicolas Sarkozy, d'une instance représentative des musulmans de France.
La conférence de presse des porte-parole

COUP DE PROJECTEUR

Coup de projecteur : l'UMP Val de Marne sur le net !
A l'initiative de Roland Patrzynski, secrétaire départemental, la fédération du Val de Marne vient d'ouvrir son site internet !
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16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 23:00
La Défense s’engage pour l’emploi !

 
Interview de Michèle Alliot-Marie
Ministre de la Défense
Le Figaro du 14 juin 2005


Vous êtes restée plus discrète sur la libération de Florence Aubenas que sur celle de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Vos services ont-ils été cette fois plus en retrait que ceux du Quai d'Orsay ?

Les services de la Défense, et tout particulièrement la DGSE, ont été dans ce cas comme dans celui de la libération de Christian Chesnot et de Georges Malbrunot, au coeur du dispositif opérationnel, en liaison avec le Quai d'Orsay. Pour autant, quand il s'agit de sujets aussi sensibles que ceux-là – et notamment de l'action de la DGSE –, je privilégie toujours la discrétion, ne serait-ce que pour préserver leur efficacité dans de futures actions. Je suis très heureuse de la libération de Florence Aubenas et je tiens à en féliciter tout particulièrement mes services et leur directeur, Pierre Brochand.

Qu'attendez-vous du Salon du Bourget cette année ?

La participation est sans précédent, avec notamment une forte présence américaine. Je m'en réjouis. Nous sommes mobilisés sur le projet d'avion de combat aérien sans pilote Neuron, dont la maquette a été dévoilée hier. Il est l'illustration de l'impulsion que nous voulons donner à la recherche et au développement, ainsi qu'aux nouvelles technologies. Ce programme est mené à parité avec d'autres pays européens, et ceux-ci sont plus nombreux que prévu à s'y associer. C'est pour nous un grand motif de satisfaction.

L'échec du référendum ne donne-t-il pas un coup d'arrêt à l'Europe de la défense ?

Je ne le crois pas. L'élan donné depuis trois ans, en particulier par la France, va nous permettre de continuer dans de bonnes conditions les groupements tactiques 1500, la gendarmerie européenne, l'Agence européenne de l'armement. Il faudra en revanche, c'est vrai, déployer plus d'énergie pour mettre en oeuvre la clause d'assistance mutuelle, en cas d'attaque terroriste ou de catastrophe naturelle : un accord à vingt-cinq sera nécessaire alors que la Constitution l'aurait instituée automatiquement.

Comment votre ministère va-t-il s'engager dans la grande bataille pour l'emploi décrétée par Dominique de Villepin ?

Je souhaite faire du ministère un pôle d'innovation en matière d'emploi des jeunes. D'ores et déjà, nous embauchons tous les ans de 30 000 à 35 000 jeunes. Certains, formés chez nous, partent à l'issue de leur contrat dans le secteur privé, notamment dans les industries de défense. 95% d'entre eux trouvent un CDI.

Nous pouvons aller plus loin. Chaque année, lors de la journée d'appel – la JAPD –, nous voyons passer 800 000 jeunes.

Nous estimons que 60 000 d'entre eux sont en difficulté scolaire ou sociale : nous allons offrir à une partie significative d'entre eux la possibilité de se former et de s'insérer professionnellement et socialement.
A partir du mois de septembre, un programme permettra à des jeunes, sur la base du volontariat, de suivre un apprentissage professionnel.

Combien de jeunes seront concernés ?

A terme, 20 000 par an. Selon leur niveau, la formation durera entre six mois et deux ans. A la différence du service militaire adapté, elle ne sera pas assurée par des militaires d'active mais par des anciens militaires et des réservistes.
Un second programme permettra de prendre en charge, tous les ans, 5 000 jeunes en très grande difficulté, voire en rupture.
Grâce aux efforts conjoints de la Défense et de certains industriels, nous les remettrons en selle.

Ne craignez-vous pas que la Défense fasse les frais de l'inévitable recherche d'économies pour financer les nouveaux projets pour l'emploi ?

C'est bien pour l'éviter que j'ai voulu rester dans ce ministère. Le Premier ministre vient d'ailleurs de réaffirmer que la loi de programmation sera intégralement respectée, et j'ai reçu l'assurance de pouvoir utiliser la totalité des crédits reportés.

Un changement de gouvernement est-il une réponse suffisante au non du 29 mai ?

La réponse, ça n'est pas le changement des personnes mais la politique qui sera menée. Le 29 mai, les Français ont rejeté une Europe qui se décide sans eux. Ils ont montré qu'ils ne supportaient plus que l'on ne tienne pas compte de leurs aspirations. Les politiques doivent prendre enfin compte de ce besoin d'être consulté et cesser de donner l'impression de ne s'occuper que d'eux-mêmes, de leurs querelles et de leur carrière – il y a des campagnes électorales pour cela.

On vous disait «premier ministrable». Etes-vous déçue de n'avoir pas été choisie ?

Est-ce que j'en ai l'air ? Il est toujours flatteur d'entendre son nom cité, mais, comme je l'ai toujours dit, la décision appartenait au seul président de la République. J'aurais été heureuse de servir la France à Matignon. Je suis heureuse de continuer à la servir au ministère de la Défense.
Pourquoi avoir choisi de rester à la Défense ?

D'abord parce que c'est un ministère au coeur de toutes les problématiques actuelles : stratégique, industrielle, technologique, économique et sociale. De plus, j'aime travailler avec les militaires et les civils de la Défense. Et puis passer d'un ministère à un autre n'est pas ma conception de la politique. A la tête d'un ministère important il faut assumer ses décisions et veiller à leur application. Tout laisser en route, c'est prendre le risque que les réformes initiées ne soient jamais mises en oeuvre.

Tout en restant à la Défense, vous décrochez la troisième place dans la hiérarchie gouvernementale. Que signifie pour vous ce nouveau rang ?

J'y vois la reconnaissance du rôle éminent que la Défense joue dans la mise en oeuvre des priorités gouvernementales. Cette place me donne aussi une visibilité politique, que j'ai bien l'intention d'assumer. A la fin de l'été, je publierai d'ailleurs un livre de réflexions.

Le tandem Villepin-Sarkozy est-il viable ?

Je sais qu'il a surpris. Mais il a l'obligation de bien fonctionner. Dans une France affaiblie, dans une Europe elle-même affaiblie, l'addition des talents prime sur l'élimination des concurrents. J'aiderai à ce que chacun s'en souvienne.

Comprenez-vous que Nicolas Sarkozy puisse cette fois cumuler sa présence au gouvernement et la présidence de l'UMP ?

Sa situation aujourd'hui est identique à la mienne en 2002. Entrée au gouvernement en mai, j'avais conservé la présidence du RPR jusqu'à la création de l'UMP, en novembre, et j'avais confié la gestion quotidienne du mouvement à un président délégué, Serge Lepeltier.

Quel doit être le rôle de l'UMP d'ici à 2007 : soutenir le gouvernement ou préparer la présidentielle ?

Le rôle de l'UMP est d'abord d'être à l'écoute des Français. Il est ensuite d'expliquer l'action du gouvernement. Il est enfin de réfléchir à notre projet législatif. Compte tenu des contradictions internes au Parti socialiste, la responsabilité d'animer le débat des idées repose sur nos épaules. L'UMP est aujourd'hui dans la situation des travaillistes en Angleterre : c'est chez nous que le débat a lieu.

Après sa chute dans les sondages, Jacques Chirac dispose-t-il encore d'une autorité politique suffisante pour la fin de son quinquennat ?

Cette baisse du président dans les sondages est la conséquence du résultat du référendum. Ce qui est injuste, car c'est tout de même dans l'électorat socialiste que le non a grandi.
La nouvelle impulsion donnée par Jacques Chirac montre en tout cas qu'il sait rester à l'écoute des impatiences des Français. Pour le reste, restons sereins face au yo-yo des sondages. Faire la course en tête dans les baromètres de popularité ne garantit pas de gagner une élection. C'est vrai notamment pour la présidentielle : il est impossible, plus de six mois à l'avance, de savoir qui est le mieux placé pour gagner.

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16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 23:00
Nicolas Sarkozy, président de l'UMP

Réunion des cadres de l'UMP
Samedi 11 juin 2005 – Paris Méridien Etoile



Mes chers amis,

Cette réunion, de nos cadres et de nos élus, est la première depuis le référendum qui a vu la victoire du Non.
Inutile de souligner son importance, l'ampleur de vos attentes et la sensibilité de tout ce que nous avons dit et dirons au cours de cette journée. Chacun doit mesurer ses responsabilités comme je suis prêt à assumer les miennes, et, je sais qu'elles sont lourdes.

J'appelle chacun à s'exprimer en toute liberté mais avec le sens de la responsabilité dont vous êtes capables car il en va de notre unité.

C'est simple : à mes yeux l'exemple à ne suivre en aucun cas, c'est celui du Parti Socialiste.
Après avoir été incapable de mobiliser ses électeurs, le voici qui se déchire à nouveau, excluant les uns, sanctionnant les autres, vitupérant les derniers, montrant à tous les Français que la tolérance et l'esprit de rassemblement sont des valeurs méconnues au siège de la rue de Solferino.

Le Parti Socialiste se divise et se livre à l'anathème, ignorant le message des Français. L'UMP doit donner, à l'inverse, l'image de l'unité, en même temps que du débat libre, loyal, utile, sans concession, et de l'écoute de ce que les Français, dans leur diversité, ont voulu nous dire.

En tant que président de l'UMP, je suis le garant de son unité. J'ai tout fait pendant la campagne pour que personne ne soit humilié et que chacun trouve sa place. J'ai donné aux partisans du Non des espaces d'expression. On ne peut en effet considérer que la démocratie n'est utile que si elle se met au bénéfice exclusif de ses propres idées.
Cela ne m'a pas empêché de m’engager totalement et d’engager tout le mouvement, pleinement, pour le Oui. Votre dévouement, votre activité, votre engagement ont été exemplaires.

Sur la question du Oui, l'UMP est restée unie. Il n'y a eu aucun divorce, tous les sondeurs l’ont souligné, entre nos électeurs et l’UMP. Et à aucun moment, j’y ai veillé, il n'y a eu de fracture irréconciliable entre nous.
Pour vous le dire franchement, je préfère être à ma place de président de l'UMP plutôt qu'à celle du Premier secrétaire du Parti Socialiste.


Notre campagne a été saluée par tous. Vous avez tous le mérite de cette campagne.

Pourtant le Non l'a emporté et il l’a emporté durement avec près de 55 % des suffrages. C'est un événement politique majeur.
Nous ne devons ni ne pouvons biaiser avec ce nouveau cataclysme politique. Après le séisme de 2002, après la claque de 2004, où nous avons perdu vingt régions sur vingt deux, voici un nouvel avertissement lancé par les Français à l'ensemble des responsables politiques.

La France du 29 mai a dit son impatience, parfois sa désespérance, souvent son exaspération.

Il y a trop de différences entre ce que nous disons et ce que vivent les Français. Nous nous croyons influents, ils nous pensent impuissants.
La politique a-t-elle encore un rôle à jouer ? Des marges de manœuvre existent-elles ? La fatalité semble s'être abattue sur tous les grands problèmes du pays. Tant de Français n'imaginent même plus qu'il puisse exister des solutions. Le déficit d'espoir réside d'abord dans l'incapacité à imaginer des alternatives, et par-dessus tout, après les avoir imaginées, à les rendre crédibles.

À quoi bon voter pour eux, disent tant de Français, puisqu'ils pensent tous la même chose et de surcroît ils ne veulent ou sans doute ne peuvent rien changer.

Le débat politique lui-même a fini par se scléroser. L'alternative est désormais redoutable : soit on dit comme les autres, c'est-à-dire rien ou pas grand-chose et comme les autres on devient inaudible ; soit on essaie de trouver de nouvelles solutions et alors la caricature s'abat sur celui qui a osé tenter de réfléchir différemment.
Ce qui crée alors le scandale ce n'est pas le problème maintes fois dénoncé et tant de fois laissé en l'état, mais la solution proposée pour le résoudre. Au lieu de pousser à la réflexion, à l'imagination, à l'innovation, on encourage l'immobilisme, la frilosité et le conservatisme de la pensée.

Or, j'en suis convaincu, on ne résoudra pas les problèmes de la France avec les idées d'il y a 25 ans. Il faut oser, bouger, imaginer, réfléchir différemment. Si nous ne le faisons pas nous, personne ne le fera à notre place. Voici le premier défi qu’il nous faut lancer.


J'ai la conviction absolue que ce n'est pas la politique qui n'intéresse plus mais la façon dont nous la concevons, la vivons, la représentons depuis tant d’années et qui n’intéresse plus les Français. Voilà une nouvelle raison de changer.

Oui, il nous faut changer. Changer profondément, structurellement, fortement, pour montrer aux Français que nous avons compris le message. Contrairement à ce que j'entends si souvent, la France ne craint pas le changement, elle l'attend, le revendique, et l'espère.

L'UMP doit incarner le changement, l'énergie, l'espoir. Oui, j'ose le mot. L'espoir qu'une autre vie est possible.
L'espoir qu'il existe des solutions à chacune des difficultés de la France.
L'espoir qu'un avenir meilleur est à portée de main pour chacun.
L'espoir que ce qu'ont réussi d'autres pays en Europe en termes de plein emploi est possible pour nous, pour peu que nous voulions bien nous réveiller pour nous en donner les moyens.

L'espoir que la promotion sociale pour chacun de nos enfants est possible.
L'espoir que l'avenir n'est pas un danger, mais une opportunité.
L'espoir que la réussite est possible et que nul n'est condamné à l'égalitarisme, au nivellement et à l'assistanat, ce sont des valeurs socialistes qui ne sont pas nôtres et je ne suis pas à la tête du deuxième Parti Socialiste de France.

J'ai la conviction que le choc du 29 mai, car c’est un choc que nous aurions tort de minimiser une fois encore, ne peut se résumer à une question de personnes. Faire porter la responsabilité de l'échec du referendum sur le seul Jean-Pierre Raffarin serait injuste, indigne, et finalement bien peu respectueux de la lucidité des Français.
Changer les hommes, c'est une étape. Elle était indispensable. Elle ne sera pas suffisante si elle ne s'accompagne pas d'un triple tournant : dans notre manière de faire de la politique, dans notre stratégie économique et dans l'appréciation que nous devons porter sur notre modèle social et ses nécessaires évolutions.

Changer notre manière de faire de la politique, c'est d'abord parler avec davantage d'authenticité. Le langage codé, les périphrases inutiles, la langue de bois éternelle, tout ceci contribue à l'exaspération de nos compatriotes.

Je vous avais promis lorsque vous m'avez porté à la tête de l'UMP d'être et de rester un homme libre. J'ai tenu ma promesse lorsque je vous ai proposé de refuser l'intégration de la Turquie. Je l'ai fait par conviction et parce que l'UMP doit être l'expression du sentiment profond des Français.
Je savais que les Français, dans les profondeurs, refusaient cette intégration. Je n'ai alors cédé à aucune pression et pas par souci de la provocation mais pour une seule raison : parce que je croyais que c'était juste.

Je ne regrette pas d’avoir fait ce choix, car si nous ne l’avions pas fait à l’UMP, en temps voulu, le Non aurait été beaucoup plus haut encore et la digue des électeurs de l’UMP n’y aurait pas résisté.

Aujourd'hui, je veux m'expliquer avec la même liberté et une authentique sincérité. Ce sera ma manière d'essayer de redonner du sens, de l'intérêt, de la passion à la vie politique. Le président de la République a choisi Dominique de Villepin comme Premier ministre. C'est son choix, c'est sa responsabilité, c'est sa décision. Dans la Vème République, c'est le président qui désigne le Premier ministre. Et peu importe qu'il ait pu exister d'autres possibilités.

La seule chose qui a compté à mes yeux c'est que je sois un ferment d'unité et non un élément de division. C'est bien pour cela et seulement pour cela que j'ai décidé d'accepter la proposition qui m'était faite d'intégrer l'équipe gouvernementale.

Je vous demande d'imaginer quelle serait notre situation si, par amertume, calcul, prudence, j'avais décidé de rester sur le bord de la rivière pendant que le gouvernement affrontait les difficultés du pays ? Qu'auriez-vous pensé du président de votre famille se mettant à l'abri pendant que ses amis engagent le combat ?
Ce n'est pas ma conception du rôle de chef de famille. Un chef digne de ce nom n'est pas derrière mais devant ou alors il ne mérite pas la confiance de sa famille.

Ce choix, je l’ai mûrement réfléchi et nous en avons longuement discuté avec Dominique. Cela ne veut pas dire que soudainement nous sommes d’accord sur tout, que nous avons gommé toutes nos différences, parce que nos différences sont une richesse. Nous avons essayé une chose, sans doute la plus difficile pour un responsable politique, d’être à la hauteur de la situation. Ce n’est pas si simple. Ce n’est pas si fréquent.

J'ajoute que la part que je prends pour l'unité de notre famille, c'est la garantie formelle de votre liberté. Et cette liberté, elle est essentielle car si l'UMP n'est pas libre, vous ne serez pas à la hauteur des attentes des Français qui veulent que vous imaginiez l'avenir, que vous le prépariez et que vous l'incarniez.

C'est parce que nous serons unis que notre liberté ne sera pas perçue comme un ferment de division. Le gouvernement doit pouvoir compter sur l'UMP. Et l'UMP doit être écoutée du gouvernement.
L'UMP n'est pas derrière le gouvernement, elle se doit d'être devant, pour entendre le pays, pour tracer des voies nouvelles, pour convaincre l'opinion que les valeurs que nous portons sont justes, pour rassembler nos électeurs qui souhaitent que nous allions plus loin et plus vite.

L'UMP définit sa ligne politique au sein de ses instances, dans le respect d'une démocratie exemplaire. Cela nous crée des responsabilités, mais cela nous donne une très grande liberté d'action.

Si j'étais resté en dehors du gouvernement, le moindre de mes silences ou de mes propos aurait alors été interprété, et c'est alors toute la capacité de propositions de notre mouvement qui s'en serait trouvée lourdement amputée.

En définitive, il est des moments où l'intérêt général doit passer avant toute autre considération. Au-delà de mes sentiments personnels, je me devais de donner l'exemple de l'unité.

Comment vous demander de faire ce que je n'aurais pas été capable de mettre en œuvre pour moi-même ?

Que les choses soient claires : dans mon esprit, ma présence au sein du gouvernement ne doit pas être interprétée comme une volonté de museler l'UMP ou même de la rendre plus docile, mais bien au contraire, vous devez interpréter cette présence comme la garantie de votre liberté.


Faire de la politique autrement, c'est faire vivre notre mouvement dans un esprit de démocratie et de transparence.
J'ai pris des engagements devant vous, je les tiendrai scrupuleusement, pour le choix de notre stratégie concernant les législatives comme la présidentielle.

Je veux que tous ceux qui nous ont rejoints et qui en 5 mois sont pratiquement 145 000 sachent que nous ne les trahirons pas, que nous ne les tromperons pas et que le choix d’adhésion qu’ils ont fait est utile.

Je souhaite que l'UMP devienne le lieu des grands débats qui vont éclairer l'avenir de la société française. J'entends que tous vous bannissiez définitivement de votre vocabulaire les mots immobilisme, conservatisme, frilosité. Nous devons être ici, à l’UMP, les symboles de l'innovation politique dans ses pratiques et de l'imagination politique sur le terrain des idées.

Je désire au plus profond de moi une UMP imaginative, vivante, enthousiaste, passionnée. Et tant pis s'il peut vous arriver d'être indocile. Ce sera le signe qu'il y a chez nous du monde et de la vitalité.
Le silence, c'est pour les cimetières et nous avons bien le temps avant de nous y retrouver.

Ne craignez pas de prendre la parole, de demander des explications, de proposer de nouveaux défis. C'est votre rôle. C'est notre mission. L'UMP est unie et libre.
Voici le plus beau témoignage de rénovation d'une vie politique qui, par ailleurs, en a bien besoin.


Le deuxième tournant que j'appelle de mes vœux concerne notre stratégie économique et nous en avons également parlé avec le chef du gouvernement.
Ces débats, si nous ne les portons pas entre nous, où seront-ils portés ? Pensez-vous qu’ils le soient par madame Buffet, messieurs Hollande et Besancenot ? C’est ici qu’il faut débattre de ces questions, loyalement et franchement.

J'aimerais que nous nous retrouvions concernant ces questions de stratégie économique autour d'une seule priorité, qui au final et à mes yeux conditionne l'efficacité de tout le reste, celle de la réhabilitation absolue et urgente du travail.

Il n'y a pas assez de travail en France, d'abord parce qu'il n'est pas assez récompensé, valorisé, exemplarisé.
Le travail permet l'émancipation des hommes. Il n'est pas une aliénation. On ne peut vivre debout que parce que l'on se voit reconnaître le droit de faire vivre sa famille du fruit de son activité, pas de l'assistance. Récompenser et encourager le travail, il n’est rien de plus important pour redynamiser l'économie française.

Cela passe par quelques mesures simples et à la dimension symbolique forte. En tant que président de l’UMP, je voudrais les proposer à votre attention et à notre débat. Je le dis comme je le pense : l'écart de revenu disponible entre celui qui travaille et celui qui vit d'un minimum social n'est pas suffisant.
Et c'est un comble : bien souvent la reprise d'une activité est financièrement pénalisante pour celui ou celle qui a le courage de se lever tôt le matin. Nous ne pouvons et ne devons pas l’accepter. Nous devons changer cette réalité.

La vision socialiste est celle du nivellement, la nôtre est celle qui reconnaît comme naturel que celui qui travaille plus que les autres, gagne davantage que les autres.
Cessons de culpabiliser la France qui se lève tôt le matin.
Cessons d'imaginer que la France qui travaille n'a pas d'aspirations sociales.
On peut avoir un emploi, une famille, un logement et trouver que la vie est dure. On peut avoir tout ceci et rêver de promotion sociale. Notre politique sociale ne peut se résumer à la seule question des exclus. Notre politique sociale doit s’adresser à la France qui travaille aussi.

L’UMP doit faire des classes moyennes, du monde des salariés, des Français du milieu, un sujet de préoccupation constant. C’est le message premier de l’orientation politique de notre parti.

Récompenser le travail, c'est avoir le courage de reconnaître qu'après une vie de labeur, on a le droit de transmettre à ses enfants, en franchise d'impôts sur les successions, le patrimoine difficilement constitué.
L'impôt sur les successions doit être supprimé pour tous les patrimoines petits ou moyens. Ce n'est pas une question de compétitivité ou même d'attractivité, c'est une question de justice.
Que veut dire notre attachement à la famille si on taxe, y compris pour les patrimoines moyens, la transmission des parents aux enfants ? Qu'est-ce qui donne plus de sens à la vie que de souhaiter que ses enfants connaissent moins de difficultés que celles que l'on en a connues soi-même lorsque l’on a débuté dans la vie ?

Récompenser le travail c'est permettre à chacun, y compris aux petits salaires, de pouvoir espérer devenir un jour propriétaire de son logement. Il n'y a aucune fatalité à ce que, de tous les grands pays, la France soit celui qui compte le moins de propriétaires et le plus de locataires.
Le rêve de l'accession à la propriété doit être accessible à tous. Il faut mettre en place le crédit hypothécaire afin de remplacer le système des cautions qui fait que les banques ont envie de prêter de l'argent à ceux qui n'en ont pas besoin.
Il faut mettre en vente chaque année 40.000 logements HLM à leurs locataires. Rénover nos quartiers, c'est permettre à leurs habitants de se les approprier. Il faut réconcilier les Français avec l'idée du patrimoine. Créer son patrimoine, le garder, le faire fructifier sera profitable à l'économie française.
La France doit redevenir accueillante à la création de richesses. Il est indispensable, je le reconnais bien volontiers, de parler du partage des richesses, mais je rappelle qu’avant de partager les richesses, il faut les créer, sinon on ne distribue que de la monnaie de singe et ce n’est pas la politique de l’UMP.

Il faut, comme l'a indiqué le Premier ministre, s'engager massivement dans la création des pôles de compétitivité. Voici le meilleur investissement car, pour une fois, plutôt que de dépenser de l’argent dans des plans sociaux, nécessaires, mais qui ne font que reculer l’entrée dans le chômage inéluctable, la France va investir dans l'offensive pour favoriser l'industrie, la recherche, les projets innovants.
Pour une fois, au lieu de retarder le chômage de quelques semaines ou de quelques mois, on va mettre de l’argent pour porter des projets qui vont créer des emplois. Voilà une autre stratégie économique pour le pays.

La question qui ferait opposer une orientation libérale à une orientation sociale n'a aucun sens.
Laissons cette phraséologie totalement dépassée à nos adversaires qui nous tendent toujours le même piège. Celui qui consiste à nous culpabiliser pour nous empêcher d'agir, puis, une fois que nous avons décidé de ne plus agir, à nous reprocher notre inaction, avant de nous accuser, dans un troisième temps, d'en avoir trop fait ou pas assez, selon les époques, les périodes ou les élections. Ce piège, il ne faut pas y tomber.

Au final, la seule chose qui doit compter, c'est le fait d'obtenir des résultats, d'être efficaces, afin que les Français comprennent que les choses ont commencé à bouger, à changer.

Il faut traiter sans tarder la question des effectifs de la fonction publique et celle du pouvoir d'achat des fonctionnaires.
L'état de nos finances publiques ne nous laisse pas le choix. On ne peut plus, on ne doit plus remplacer tous les départs à la retraite dans la fonction publique. Je ne le dis pas par idéologie, mais parce que toute personne qui regarde les problèmes de la France et l’état de ses finances, peut le comprendre.

Je propose un système gagnant-gagnant. Que nous partagions équitablement les économies ainsi réalisées, entre l'augmentation des salaires dans la fonction publique et la réduction du déficit.
Puisque les fonctionnaires seront moins nombreux, ils travailleront davantage, il est donc normal qu’ils soient mieux payés. Puisque le déficit diminuera, il sera alors possible de rendre à tous les Français, sous forme de baisses d'impôts une partie de l'argent qui leur est confisqué depuis tant d'années, du fait du caractère si souvent laxiste de la gestion de nos finances publiques.

Au bout du compte, l'économie c'est d'abord de la confiance.
Confiance dans l'avenir.
Confiance dans les valeurs que porte une société.
Confiance dans les hommes qui les incarnent.

Il nous faut maintenant réconcilier les Français avec la réussite.
Il nous faut rendre la France accueillante pour tous ceux qui veulent créer, innover, investir, oser.
Il nous faut faire comprendre à chaque jeune que le chemin de la promotion sociale ne passe pas forcément par l'expatriation. Qu’est-ce que cette idée qui voudrait que dans la France de 2005, quand on est jeune, pour réussir il faut s’expatrier ?
Par-dessus tout il nous faut poser les bases d'une économie, où celui qui fait des efforts sera récompensé, en étant traité différemment de celui qui n'en fait aucun.

À force d'avoir voulu donner à tout le monde les mêmes conditions, on a fini par décourager chacun et être injuste avec tous.

L'égalité républicaine, cela veut dire : à chacun selon son mérite. Cela ne veut pas dire le même emploi, le même salaire, le même logement, la même vie pour tous.


Le troisième tournant, sur lequel il nous faut réfléchir, est celui de notre modèle social. On nous a beaucoup opposé avec Dominique sur cette question et, franchement, il n’y a vraiment pas de quoi.
Entendez-moi bien, il ne s'agit pas pour moi de remettre en cause les idéaux et les valeurs qui le constituent, bien au contraire, je veux que nous renouions avec ces idéaux et ces valeurs ; il s'agit de lui rendre une réalité qu'il a perdue.

Notre système social ne correspond plus à ce que devait être, à l’origine, notre modèle social. Il nous faut comprendre - et si nous ne le faisons pas ici, où le fera-t-on ? - pourquoi depuis 25 ans la France compte deux fois plus de chômeurs que les grandes économies du monde qui réussissent le mieux ?

Ce n'est pas être hérétique que d'affirmer que nos politiques sociales finissent plus par protéger davantage des statuts qu'elles ne facilitent la création d'emplois.
Ce n'est pas être un idéologue libéral que de prendre le temps de réfléchir à cette idée forte : que veut dire la préservation des acquis sociaux ?
Je ne demanderai jamais la remise en cause des acquis sociaux, mais je souhaite que nous fassions le tri entre ce qui est un acquis social et ce qui n'est que le produit d'une habitude, d'une lâcheté ou d'un oubli.

Ainsi, je le dis avec force, ce n'est pas un acquis social que de pouvoir bénéficier d'un minimum social sans être contraint en contrepartie d'exercer une activité. Pour moi c'est clair, il ne peut y avoir d'expression de la solidarité nationale sans que son bénéficiaire fasse un minimum d'efforts pour la mériter.

Ce n'est pas un acquis social que l'existence d'un service public de l'emploi, où celui qui accorde l'allocation d'indemnisation du chômage n'est pas celui qui contrôle l'effectivité de la recherche de l'emploi par le bénéficiaire de l’allocation.
Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir le système social le plus généreux du monde et en même temps le moins contrôlé.
Nous sommes généreux, cela doit continuer, mais nous le sommes avec les impôts des Français qui travaillent. Nous ne pouvons pas, au nom du respect que nous devons à la France qui travaille, continuer à être laxistes sur le contrôle des allocations sociales.

Il en va de même avec l'aide médicale d'urgence pour les étrangers. C'est un acte de générosité qui doit être préservé, mais les détournements de procédure deviennent insupportables. Ainsi, au regard des frais médicaux, la situation de certains étrangers en situation illégale est plus favorable que celle d'un “ smicard ” qui paye ses cotisations. Ce n'est pas acceptable. Il faut signer les décrets.

Ce n'est pas un acquis social que de considérer que l'on peut, certains jours, bloquer le fonctionnement d'un service public de transport en commun sans être tenu à un service minimum.

Le service minimum n'est rien d'autre que la contrepartie du monopole. Il permettra d'éviter que les usagers ne soient pris en otage les jours de grève. Ce n'est quand même pas extravagant que de vouloir que les gens puissent aller à leur travail et en revenir, y compris lorsqu'il y a un conflit social qui ne concerne en rien les usagers. Ce n'est pas remettre en cause notre modèle social que de demander que le service public soit effectivement au service du public.

Si vous aviez un doute sur cette proposition, je vous rappelle qu’elle a été présentée par Jacques Chirac en 2002. Nous sommes en 2005, il n’est pas absurde que l’UMP s’en saisisse et demande son application.

Je demande enfin une réflexion honnête sur la finalité de notre système social. Pour vous parler franchement, notre système social est beaucoup trop au service de ceux qui ont un statut et ne se préoccupe en aucun cas de ceux qui n'ont plus rien. Pour moi c'est clair : le meilleur modèle social est celui qui donne un emploi ou une activité à chacun. C'est une économie de croissance qui produit la richesse et qui permet l'augmentation du pouvoir d'achat et la création d'emplois. Qui pourrait oser prétendre que c'est aujourd’hui le nôtre ? Avec les meilleures intentions du monde, on éloigne de l'emploi des gens qui pourraient y prétendre. Ainsi, la distinction entre CDI et CDD n’a comme seul résultat que d’augmenter le nombre d'emplois en intérim, par crainte des chefs d'entreprise de ne pouvoir se séparer d'un CDI.
Voilà pourquoi je milite pour le contrat de travail unique où les droits sociaux du salarié augmenteront au fur et à mesure de ses années d'ancienneté.

Qui ne voit pas ce paradoxe saisissant ? Jamais notre droit du travail n'a été si protecteur du droit des salariés et jamais pourtant ces derniers ne se sont sentis dans une telle situation de précarité.
Si nous n'en parlons pas, si nous n'osons pas, comment trouverons-nous la solution à cette situation, devenue inacceptable ?

Vous le voyez, j'ai parlé librement. C'est la seule façon de nourrir le débat. J'ai demandé que l'on aille plus loin et plus vite, mais sans doute vous n'attendiez pas de moi que je presse le gouvernement d'en faire le moins possible.
Je suis solidaire du gouvernement, de son chef, Dominique de Villepin. Je l’aiderai de toutes mes forces. Je crois que les mesures qu'il a présentées dans son discours de politique générale sont utiles, justes, pertinentes et même qu'elles seront efficaces. Nombre d'entre elles, d’ailleurs, rejoignent des suggestions que nous avions formulées lors de précédentes réunions de notre mouvement.
Mais, le chef du gouvernement l’accepte et le comprend, le rôle de l'U.M.P c'est aussi de voir plus loin et de se préparer pour les prochaines échéances, unis et libres : unis pour aujourd’hui et libres pour demain. Parce que cette unité-là va nous permettre de franchir tous les obstacles.

D'ici à juin 2006, nous organiserons chaque mois une convention thématique pour préparer notre projet législatif 2007. En septembre 2006, un conseil national donnera les investitures à nos candidats aux législatives et à la plupart de ceux qui le seront pour les municipales de 2008. Nous adopterons au cours de ce même conseil national, notre projet législatif. Vous le voyez, mon ambition est extrêmement originale : je souhaite que l'UMP soit prête avant les élections et pas après.

Puis, une fois tout cela fait, en septembre 2006, le mouvement sera uni et les investitures distribuées, personne ne pourra faire pression sur qui que ce soit, à ce moment, j’ouvrirai une autre période de la vie de notre mouvement, celle du débat sur la stratégie présidentielle, sur le projet présidentiel et sur le choix pour la présidentielle. L’UMP ne peut pas être le seul endroit en France où l’on aurait pas le droit d’en parler. Il me semble qu’il n’est pas trop tôt d’imaginer que l’on discute de la présidentielle dans le courant des mois d’octobre, novembre et décembre 2006.

En janvier 2007, un congrès sera organisé où seront invités tous les adhérents du mouvement, pour décider du candidat que nous soutiendrons, c’est-à-dire celui qui sera le mieux à même de rassembler et de nous faire gagner.

Voilà le calendrier que je vous propose. Il permet au gouvernement de travailler, au mouvement de préserver son unité et je préfère de beaucoup que l’on traite d’abord des législatives avant la présidentielle, pour que personne n’ait l’idée de se servir d’un soutien pour la présidentielle au service des législatives… Comme on connaît ses saints, on les honore…
Ainsi, vous serez unis, il y aura une feuille de route et nous aurons tranché les problèmes avant les élections.

Je n'oublie pas naturellement mes responsabilités de ministre de l'Intérieur. Je connais les attentes des Français et je sais que ce que nous y ferons ensemble, durant les 22 mois qui nous séparent de 2007, pèsera lourd au moment où les Français devront exprimer leur jugement.

Concernant mes priorités sur la sécurité, je dirais deux choses. Il nous faut d'abord répondre à ce que je veux appeler le scandale de la multi récidive. Je veux dire avec force que l'on ne peut plus accepter que ce soit toujours les mêmes qui viennent encombrer nos tribunaux correctionnels. Venir 10 fois, 15 fois, 20 fois pour les mêmes délits, ce n'est ni plus ni moins que bafouer la société. Il faut bien qu'à un moment quelqu'un dise cela suffit ! Ce moment est venu. Avec le ministre de la Justice, j'ai l'intention de m'atteler en priorité à ce fléau. J'ai été heureux que Dominique de Villepin nous en confie la mission.

Je le dis très simplement et je n’ai pas d’idée préconçue, ce que je veux c’est que les multirécidivistes comprennent que l’on est pas traité comme un délinquant primaire et qu’il y a un moment dans la vie d’une société où le pacte républicain doit faire admettre à celui qui ne veut pas comprendre que c’est lui qui doit céder et pas la société qui doit accepter.
Voilà la ligne qui est la nôtre.

Ce sont ensuite les victimes qui doivent être au cœur de toute notre politique de sécurité. Toutes ces dernières années, on s'est beaucoup passionné pour les coupables, on les a étudiés, expliqués et même parfois excusés.
Je crois qu’il faut faire sortir de l'ombre les victimes, les considérer, leur rendre leur dignité, les conforter. Je veux qu'elles reçoivent l'expression de la solidarité nationale entière.

Quant à l'immigration, je vous promets que les choses vont changer rapidement. En accord avec le Premier ministre qui m’en a confié la coordination, nous allons mettre un terme aux détournements de procédure systématiques auxquels nous assistons depuis des années.

Demandes d'asile politique "bidons ”, mariages blancs arrangés, regroupements familiaux trafiqués, visa de tourisme dépassés ; je veux faire comprendre que pour que la France demeure la nation généreuse et accueillante qu'elle a toujours été, il lui faut maintenant faire preuve d'une grande fermeté à l'endroit de tous ceux qui bafouent cette générosité en la détournant.

Je souhaite aussi que la France choisisse son immigration au lieu de la subir. Il est quand même naturel que nous souhaitions recevoir les migrants dont nous avons besoin plutôt que tous ceux pour qui nous n'avons ni travail, ni logement. Je préfère que la France reçoive les meilleurs étudiants étrangers plutôt que de continuer à recevoir ceux qui, ne trouvant de place nulle part ailleurs dans le monde, se retrouvent dans nos Facultés et dans nos universités. Choisir le meilleur pour la France, c’est quand même la responsabilité du gouvernement de la République.

Sur ce sujet comme sur tant d'autres, je n'ai pas l'intention de me laisser impressionner par les lobbys habituels qui ont fait de l'immigration leur territoire de prédilection et qui ont, par leur démagogie, préparé le terreau d'une extrême droite présente au second tour de la présidentielle de 2002. Beau résultat en vérité pour ces messieurs, professionnels de la générosité, spécialistes des droits de l'Homme ou attachés à la gauche tiers-mondiste, avec leurs idées démagogiques, ils ont fait monter l’extrémisme et le racisme dans notre pays. C’est exactement le contraire qu’il va nous falloir mettre en oeuvre, cela aussi méritait me semble-t-il d’être dit.


Enfin, pour terminer, restera, et cela ne sera ni le plus facile ni le moins important, à repenser fortement notre stratégie européenne. Je me suis engagé sans arrière pensée pour le Oui. Les Français se sont exprimés. On ne pourra plus faire comme avant. Nous devons tenir compte de l’expression de l’opinion des Français.

La première priorité, me semble-t-il, est de fixer des frontières géographiques à l'Europe. Disons-le une bonne fois pour toutes, tous les pays n'ont pas vocation à intégrer l'Union. Et l'élargissement à l'Est que j'ai soutenu mais qui a été insuffisamment préparé et surtout pas du tout expliqué a pesé lourd dans la victoire du Non.
Après le tsunami politique que nous venons de vivre, est-il raisonnable d'ouvrir des négociations avec la Turquie, puisqu'il s'agit d'une grande nation d'Asie Mineure, pas d'Europe ? La question se pose.
À mes yeux, il y aurait moins d'aigreur à proposer tout de suite un statut de partenaire privilégié, plutôt que de poursuivre des discussions commencées il y a 40 ans et, pour cause, jamais terminées. Puisque cela fait 40 ans que cela dure, c’est donc que ce n’est pas si simple à conclure.
Je me demande s’il n’y a pas d’autre urgence que d’engager des négociations avec ce grand pays et cette grande civilisation.

Nous devons ensuite retrouver l'usage des mots “ préférence communautaire ”. J’ai été très heureux d’entendre le Premier ministre les prononcer lui-même dans son discours de politique générale.
L'Europe a été imaginée pour protéger pas pour inquiéter. Défendre notre industrie, défendre nos paysans, défendre nos intérêts par rapport aux autres grandes régions du monde, est une priorité. C'était d'ailleurs la raison d'être de l'Union Européenne. Si nous avons fait l’union, c’est parce que nous préférons travailler, aider et soutenir les nations d’Europe que celles d’autres régions du monde.

La préférence communautaire est intimement liée au projet politique de l’Europe. C’est parce que nous avons oublié la préférence communautaire qu’une partie de nos compatriotes se sont détournés de l’idée européenne.

Enfin, nous devons trouver les voies d'une coopération étroite et confiante avec le Benelux et avec les cinq autres grands d'Europe : l'Allemagne bien sûr, mais aussi la Grande-Bretagne, pays considérable, l'Italie, l'Espagne et la Pologne.
À force d'avoir voulu considérer qu'en Europe tous les pays avaient le même statut, on a paralysé le fonctionnement de l'Union. Ayons le courage d'assumer une vérité d'évidence, on ne pèse pas du même poids quand on a 1 million d'habitants et quand on en a 62.
Les grands pays d'Europe, et au premier rang la France, doivent assumer leurs responsabilités, sans qu'aucun des autres pays ne se sente écarté et encore moins humilié. À 25, il nous faut un moteur puissant. L'axe constitué des 6 grands et du Benelux est le seul possible. Et à l'intérieur de ce groupe pionnier, le couple franco-allemand pourra donner toute sa mesure. Ce couple est le moteur des 6 grands pays, mais ce ne peut pas être le seul des 25 pays d’Europe. Réveillons nous, l’Europe a maintenant 25 pays, nous ne sommes plus ni 6, ni 9, ni 12…


Voici donc, mes chers amis, notre feuille de route.

Soutenir le gouvernement de Dominique de Villepin et l'action du président de la République qui est des nôtres. Je voudrais vous dire et c’est moi qui vous le dis, qu’on ne construit rien sur des ruines, on a tout intérêt à ce que le quinquennat de Jacques Chirac soit une réussite et à l’aider à en faire une réussite. Un échec, handicaperait nos chances pour 2007. Je pense qu’en le disant moi-même cela a un certain sens et une certaine force.
Si nous voulons construire quelque chose de plus grand que nous, il faut le faire avec audace mais aussi avec une certaine hauteur de vue.

Préparer un projet ambitieux, novateur, imaginatif pour 2007. Dès maintenant, vous avez le droit de parler de 2007, qui vous l’interdirait ? Croyez-vous qu’au gouvernement nous sommes si sots de penser que parce que le parti réfléchit à une échéance de 22 mois, cela nous empêche de travailler ? Bien au contraire. Que vous réfléchissiez facilitera notre travail.

Nous rassembler dans l'unité en respectant et en écoutant toutes nos différences. On ne se ressemble pas ? Tant mieux. Ce serait si pénible, si c’était le cas… Vous imaginez plusieurs comme nous, Dominique ? Cela deviendrait ingérable !
L’UMP ne peut pas être autant de petits pois inodores, incolores et sans saveur, avec un même gabarit, une même ligne et la même volonté de ne rien dire. L’UMP doit rassembler la France dans sa diversité et pour cela restez différents, libres et parce que vous êtes libres et différents, acceptez ces différences et conservez votre unité.

L’unité au prix du silence ne m’intéresse pas. La discipline pour la discipline, je ne la veux pas. La liberté est un choix politique qui conduit à l’unité librement consentie et débattue.
Si nous restons unis ce n’est pas parce que vous y êtes obligés, ni parce que vous avez peur mais parce que vous croyez qu’unis on est plus fort. Si nous restons unis, c’est parce que chacun d’entre vous sait qu’il peut se lever et dire : « Nicolas, je ne suis pas d’accord avec toi ! » et que personne ne lui en voudra.

L’unité, chacun la conservera parce que vous savez que cette maison dorénavant sera parfaitement démocratique. Je n’ai pas de conseiller extérieur, il n’y a pas de petit cabinet qui tranche les problèmes avant qu’on ne vous les soumette, pas plus que de nominations organisées, il y aura des votes transparents et démocratiques.

Je ne pèserai pas plus que d’une voix, dans un mouvement dont je veux qu’il devienne un exemple de démocratie dans la vie politique française. Parfois, on me dit que je suis minoritaire dans mon propre parti sur telle ou telle idée, et alors ? Vous croyez que je me sens désavoué parce que je n’ai pas réussi à vous convaincre de toutes mes idées ?

En devenant président de l’UMP j’ai fait un choix, celui de rester un homme libre. Ce n’est pas parce que je suis président de l’UMP que je n’ai droit qu’aux idées consensuelles, au plus petit dénominateur commun et à chuchoter de peur de choquer quelqu’un qui sommeille dans un coin de la salle.

Je veux, moi aussi, porter des idées, convaincre, parce que le rôle d’un chef est d’entraîner sur une ligne politique, de convaincre, de mobiliser, de donner de l’énergie, de créer de l’espoir, et pas de se taire, d’avoir peur, d’être frileux et conservateur.
Voilà l’UMP que nous voulons après le 29 mai !

D’ailleurs, dans cette équipe, nous sommes différents. Ai-je demandé aux uns ou aux autres de renier leurs amitiés ? Aimez qui vous voulez, pensez ce que vous voulez, mais travaillez au service de nos idées, voilà ce que je vous demande de faire. Il n’y a pas de service obligatoire au service d’une personnalité.

Pour 2007, c’est très simple, n’ayez pas peur d’y réfléchir et vous choisirez le moment venu le meilleur. Dans une famille politique, ce que je vais vous dire va peut-être vous étonner, le vrai problème n’est pas d’avoir trop de talents, mais de ne pas en avoir assez. Le seul problème d’une famille politique, ce n’est pas d’avoir trop de concurrence, mais c’est de vouloir se rassembler autour d’un seul, qui a éliminé tous les autres parce qu’il a peur. Un chef qui a peur n’est pas un chef qui conduit à la victoire.


Honnêtement, je n’avais pas prévu d’être aussi libre, mais je n’y peux rien, plus ça va, plus j’ai envie de dire ce que je pense.
Je crois surtout, après en avoir beaucoup parlé avec le président de la République et avec le Premier ministre s’il me le permet, que la gravité de la situation de notre pays est beaucoup plus importante qu’on ne l’imagine et beaucoup plus sérieuse qu’on ne le pense.
Notre tâche est infiniment plus complexe que ne peuvent l’imaginer parfois certains observateurs, qui ramènent le problème du gouvernement à la question de savoir si Dominique et moi pouvons nous mettre d’accord ou pas. Si vous saviez le nombre de problèmes autrement plus importants qui nous occupent.

Sur son échec, je ne bâtirai rien et sur mon échec, il ne bâtira rien non plus.

Cela, nous l’avons compris et nous avons décidé quelque chose, qui n’est pas très facile à faire, parler en vérité, nous mettre dos au mur, prendre tous les risques et essayer de sauter l’obstacle que nous proposent les Français.

Je ne vois pas d’autre stratégie possible pour l’UMP. J’aurais pu faire autre chose, comme j’ai vu faire pendant tant d’années : un séisme arrive, on se tait, on vous parle d’une idée, on vous demande d’applaudir et vous rentrez chez vous plein d’amertume. Je ne veux pas de cela, je veux que vous veniez parler de vos vrais problèmes.

C’est une grande mission, c’est celle de l’UMP, c’est la nôtre.

À titre personnel, j’ai bien réfléchi à cette grande mission, peu de choses m’ont été épargnées. Après y avoir bien réfléchi, j’y suis prêt.

Je vous le dis du fond de mon cœur, nous n'avons pas d'autres choix que celui d'être à la hauteur des défis que nous nous sommes nous-même fixés.

Vous l’avez compris, j’ai besoin de vous, mais vous, vous pouvez compter sur moi.

               

 

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15 juin 2005 3 15 /06 /juin /2005 23:00
Une semaine très politique Par Pierre-Marie Vidal [mercredi 15 juin 2005]  imprimer   envoyer par e-mail
La mort clinique du projet de Constitution européenne a précipité l’UE dans une période d’incertitude, comme en témoignent les crispations autour du budget communautaire. Face à cette crise larvée, le mutisme des partisans "proeuropéens" du "non" est assourdissant. C’est le plan S comme silence...
À défaut de plan B, le président de la Commission européenne, José Manuel BARROSO, n’a finalement rien su proposer d’autre cette semaine que de faire une pause dans le processus de ratification de la Constitution européenne. Objectif : éteindre l’incendie avant qu’il ne gagne l’ensemble de la maison commune, au moment où s’annonce une multiplication des rejets. La menace brandie au cours de la campagne en France par les partisans du "oui" prend effet : même si le processus d’adoption d’une Constitution commune n’est juridiquement pas bloqué par les premiers votes négatifs, en réalité, le texte est bien mort-né et enterré pour de longues années.
L’Europe politique ayant vécue pour un temps, reste l’Europe économique. Et là encore, les choses s’engagent mal. Conséquence directe de l’échec du projet de Constitution, l’Europe s’apprête, cette fin de semaine, à se déchirer au sujet de son budget 2007-2013.
Tony BLAIR aurait-il eu la même assurance face à Jacques CHIRAC si la France avait voté "oui" le 29 mai dernier ? Avec la défaite annoncée de SCHROEDER en Allemagne, la perte d’autorité française, les lignes de force se sont clairement déplacées. Première victime probable, la PAC qui ne sortira pas indemne du bras de fer à venir.
Dans ces circonstances que sont devenus les tenants du "non" français ? Qu’en est-il de leur plan B ? On peut comprendre que les libéraux comme les antieuropéens savourent, en silence, leur victoire mais quid des partisans du "non" qui, comme Laurent FABIUS, se déclaraient européens ? Pas un mot face à la crise qui couve. Un silence qui en dit long sur la motivation européenne de leurs discours. Laurent FABIUS, comme d’autres à gauche et à droite, aura aussi vite délaissé la question européenne qu’il aura su l’utiliser. Aujourd’hui, c’est le plan S comme silence.

Décidément une semaine très politique
 
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12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 23:00
Photo © AFP/A Villacoublay 
La mère de Florence Aubenas et le chef de l'Etat sont venus pour l'accueillir sur le tarmac, à Villacoublay.
PARIS, 13 juin 2005 (AFP) - La journaliste Florence Aubenas libérée samedi après 157 jours de captivité en Irak, a passé sa première nuit de femme libre en France où elle est arrivée dimanche en début de soirée. Son guide irakien Hussein Hanoun, libéré en même temps qu'elle, ému et un peu hagard, a retrouvé ses proches à Bagdad.

Le quotidien Libération, dont l'édition de lundi est consacrée à la libération de Florence Aubenas, publie un "carnet de bord" des 157 jours de détention de sa journaliste, qui mentionne l'existence d'un intermédiaire-clé surnommé "l'Imprécateur" et revient sur le rôle trouble joué par l'entourage du député Didier Julia.

Si l'émotion a été au rendez-vous, très peu d'informations ont filtré quant aux conditions de libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun, dont la séquestration a suscité une réprobation et une mobilisation sans précédent en France. A son retour sur la base militaire de Villacoublay, en région parisienne, Florence Aubenas, 44 ans, a évoqué devant la presse avec distance et humour des conditions de détention très lourdes, "sévères" de son propre aveu: accroupie dans une cave, pieds et poings liés, les yeux bandés.

"Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a affirmé très rapidement qu'"aucune rançon n'a été versée"
La journaliste de Libération, accueillie brièvement par le président Jacques Chirac, n'a en revanche donné aucune information sur les conditions dans lesquelles elle a retrouvé la liberté, samedi, renvoyant à une conférence de presse prévue mardi au siège de son quotidien Libération. Selon Serge July, le patron du quotidien, la libération de Florence Aubenas a été une "opération militaire assez compliquée puisqu'ils (les ravisseurs) ont fait à peu près 80 kilomètres dans Bagdad avant de lâcher Florence (Aubenas) et Hussein (Hanoun), avant qu'ils soient récupérés par les agents de la DGSE". Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a affirmé très rapidement qu'"aucune rançon n'a été versée" pour faire libérer Florence Aubenas et Hussein Hanoun, enlevés à Bagdad le 5 janvier.

La journaliste a provoqué la surprise en niant, après un moment d'hésitation, avoir partagé sa détention avec les otages roumains libérés le mois dernier, comme l'avaient affirmé dimanche deux d'entre eux, Marie-Jeanne Ion et Sorin Miscoci. Maniant l'humour et l'ironie en permanence, Florence Aubenas a tout de même reconnu avoir été extrêmement émue quand ses geôliers lui ont permis de regarder une émission de télévision qui lui était consacrée. "Ce jour là, ils m'avaient délié les mains et les pieds pour que la fête soit complète", a ironisé la journaliste, toute de bleu vêtue.

""la prochaine fois que vous avez une manifestation, j'irai, je le promets parce qu'on est tellement content quand on voit ça accroupie par terre".
Les premiers mots de Florence Aubenas ont été pour remercier tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur. Reconnaissant être rétive à ce genre de mobilisation, elle a ajouté: "la prochaine fois que vous avez une manifestation, j'irai, je le promets parce qu'on est tellement content quand on voit ça accroupie par terre". A Paris, place de la République, un millier de personnes ont manifesté en soirée leur satisfaction par des applaudissements et des acclamations au moment où les portraits des deux ex-otages ont été retirés. Les responsables politiques français ont été plutôt discrets pour l'arrivée de Florence Aubenas.

Plus tôt dans la journée, Jacques Chirac était intervenu dans une déclaration radio-télévisée pour dire "le bonheur de la Nation toute entière" et confirmer que les deux ex-otages étaient en "bonne santé". La journaliste avait quitté Bagdad par avion militaire français C-130 Hercules dimanche à 12H00 locales (10H00 Paris), avant d'embarquer dans un Falcon du ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy à Chypre.

"Son guide Hussein Hanoun, ancien pilote de chasse, est retourné dimanche chez lui, dans le centre de Bagdad"
Florence Aubenas a quitté Villacoublay peu après 20h20 pour être "prise en charge" par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) "pour quelques jours", selon la direction de Libération. Son guide Hussein Hanoun, ancien pilote de chasse, est retourné dimanche chez lui, dans le centre de Bagdad, où il a été accueilli par les cris de joie de son épouse, Souha, de ses quatre enfants et de ses proches. Habillé d'une robe traditionnelle blanche et de pantoufles noires, Hussein Hanoun est apparu éprouvé, le regard hagard.

La nouvelle de la libération avait été annoncée dimanche en milieu de matinée par le ministère français des Affaires étrangères, suscitant de nombreuses réactions de joie et de soulagement. Le Premier ministre Dominique de Villepin a fait part de sa "très grande joie", tout en saluant "l'action du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin" dans les démarches entreprises.

L'ancien chef de la diplomatie Michel Barnier, dont l'action en faveur de la libération des otages a été saluée par M. Chirac, a déclaré avoir le sentiment d'une "mission accomplie".
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8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 23:00
 
 




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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 23:00

 

 

                     

Dominique de Villepin                                                      Nicolas Sarkozy 

Composition du Gouvernement de Dominique de Villepin

Jeudi 2 juin, le secrétaire général adjoint de l’Elysée a annoncé la composition du Gouvernement de Dominique de Villepin, qui compte 31 ministres.

-  Nicolas Sarkozy : ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
-  Michèle Alliot-Marie : ministre de la Défense
-  Philippe Douste-Blazy : ministre des Affaires étrangères
-  Jean-Louis Borloo : ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement
-  Thierry Breton : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
-  Gilles de Robien : ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
-  Pascal Clément : Garde des Sceaux, ministre de la Justice
-  Dominique Perben : ministre des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer
-  Xavier Bertrand : ministre de la Santé et des Solidarités
-  Dominique Bussereau : ministre de l’Agriculture et de la Pêche
-  Christian Jacob : ministre de la Fonction publique
-  Renaud Donnedieu de Vabres : ministre de la Culture et de la Communication
-  Nelly Olin : ministre de l’Ecologie et du Développement durable
-  François Baroin : ministre de l’Outre-mer
-  Renaud Dutreil : ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales
-  Jean-François Lamour : ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
-  Henri Cuq : ministre délégué aux Relations avec le Parlement
-  Azouz Begag : ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances
-  Jean-François Copé : ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement
-  Gérard Larcher : ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des Jeunes
-  Catherine Vautrin : ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité
-  Brigitte Girardin : ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie
-  Brice Hortefeux : ministre délégué aux Collectivités territoriales
-  Catherine Colonna : ministre déléguée aux Affaires européennes
-  François Goulard : ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche
-  Léon Bertrand : ministre délégué au Tourisme
-  Philippe Bas : ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille
-  François Loos : ministre délégué à l’Industrie
-  Christine Lagarde : ministre déléguée au Commerce extérieur
-  Hamlaoui Mekachera : ministre délégué aux Anciens combattants
-  Christian Estrosi : ministre délégué à l’Aménagement du Territoire

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2-06-2005 19:45
 
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2 juin 2005 4 02 /06 /juin /2005 23:00

 

CRISE DE CONFIANCE !

Pari Impossible!

Point de Vue

Le 29 Mai dernier, la France, puis les pays Bas ont voté "NON" , pas le même "NON" certes, mais le résultat est le même, les pays membres co-fondateurs de l'Europe ont rejeté le projet constitutionnel du fait des problèmes sociaux que rencontrent chaque pays, le chômage qui ne fait que s'accroître, la chéreté de la vie dûe que l'on le veuille ou non à l'Euro et à la libération des prix, à la perte constante du pouvoir d'achat, notamment dans le secteur privé, la précarité de l'emploi, la peur du lendemain.les licenciements abusifs, les délocalisations

la fracture sociale n'a fait que s'aggraver, les classes moyennes disparaissent, au profit de deux classes, celle qui possède et celle qui ne vit que par l'assistanat permanent

L'Injustice sociale n'est plus acceptée....

Les Européens de l'Europe dite de l'OUEST veulent avant toute autre chose que les problèmes soient résolus en partie chez eux avant de "souffrir" encore davantage pour les pays qui sont rentrés récemment au sein de l'Europe et ceux qui vont y rentrer.

Les Européens de l'Europe dite de l'Ouest, ne comprennent pas que depuis plus de trente ans, les technocrates de Bruxelles n'aient pas fait le necessaire pour creer au même titre qu'une Europe Monétaire , une Europe fiscale , Une Europe sociale, Une Europe de la Défense, une véritable Europe Agricole .  

Toute la politique menée depuis plus de trente ans a été axée principalement sur la création d'une Europe Economique au dépend d'une Europe sociale à visage humain.

Il ne faut guère s'étonner du résultat dès que l'on fait appel au vote par voie référendaire,

De plus, ce vote était faussé dès le départ , à partir du moment ou l'ensemble des 450 millions d'européens n'étaient pas consultés directement par le suffrage universel.

Même, si dans l'esprit de la loi, le parlement est le représentant direct du peuple, sur un sujet aussi important, la consulation directe s'imposait à l'ensemble des pays concernés.

Aujourd'hui, l'Europe est en panne par manque d'audace, de courage, de confiance.

Revenons à notre pays ou la France connaît une crise de confiance extrêmement grave, les français en général ne font  plus confiance à ceux qui nous gouvernent, la crédibilité de nos politiques est remise en question, les français ne se sentent pas écoutés.

Le 29 Mai au soir, nombre de français , malgrè le coup de tonnerre du NON français ont eu l'impression encore une fois de ne pas être écoutés.

La composition du nouveau gouvernement excepté le retour de Nicolas SARKOZY et de son équipe restreinte en est une preuve flagrante.

Ont met au placard, ceux qui ont réellement mouillés leurs chemises , FILLON, BARNIER, DEVEREDJIAN, au profit des fidèles du président.

Pari impossible, de résoudre quoi que ce soit en 100 jours, les conflits sociaux vont à nouveau ressurgir , et ceux-ci risquent de s'étendre à toute l'Europe.

La marge de manoeuvre du gouvernement est très étroite du fait de ce manque de confiance .

Jamais notre pays n'a été aussi proche de l'explosion sociale .

En ce qui me concerne, j'ai voté OUI à la constitution Européenne, j'ai applaudi le courage et le volontarisme de Nicolas SARKOZY , qui j'espère ne paiera pas demain la facture en ayant accepté de revenir .

Le seul, capable demain, en 2007 de redresser la situation de notre pays, de redonner confiance, c'est Nicolas SARKOZY entouré de ses hommes et femmes qui sont prêts au dela de leur dessein personnel à combattre pour l'intérêt général , celui de notre pays., à servir la France.

 

 

 

 

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1 juin 2005 3 01 /06 /juin /2005 23:00

 
Service Minimum

COMMUNIQUE DE PRESSE


A l’heure où certains syndicats et tous les responsables de gauche crient haro sur le service garanti dans les transports publics, exercé par les seuls non grévistes en Ile-de-France, Roger KAROUTCHI, Sénateur des Hauts-de-Seine, Président du Groupe UMP au Conseil Régional d’Ile-de-France regrette que la SNCF annonce pour le 2 juin un trafic assuré qu’à 25% sur Paris - St-Lazare et Paris – Nord, sur les lignes RER B, RER D alors qu’aucun train n’est prévu sur certains lignes ou tronçons de lignes.

Cette situation doit conduire, dans les jours à venir, à l’instauration d’un service garanti respectueux du droit de grève mais aussi des droits des usagers à pouvoir se déplacer, à pouvoir aller travailler.

Au moment où la bataille de l’emploi est la priorité du nouveau Gouvernement, la sauvegarde de celui de millions de franciliens est en jeu.

Roger KAROUTCHI, souhaite qu’un dernier round de négociations s’engage avec les partenaires sociaux pour essayer de trouver une voie de consensus avant le vote l’établissant au Conseil d’Administration du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF) le 17 juin.





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