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pradez27 over
René Pradez
Peintre de Puteaux
29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 12:00

 

Puteauxhorizon2008 :  je suis Gaulliste , Sarkozyste  et Ceccaldiste, tout le monde le sait et je suis fier de mes engagements ,sur le plan National, je suis pour le candidat de la rupture , pour une nouvelle politique , et c'est pour cela que je milite en faveur de Nicolas SARKOZY , mais ces prises de position ne m'empêchent pas de réfléchir, et d'approuver certaines reflexions  émanant d'autres figures de la politique française  qui à mes yeux sont fondées, je n'irai pas à voter pour Corinne LEPAGE f mais son éditorial paru dans le Monde daté du 29/08/06 a retenu toute mon attention et suscite un débat d'idées fort intéressant. pour l'avenir de notre pays.

Face aux grands enjeux mondiaux que vaut le clivage droite-gauche ?, par Corinne Lepage

LE MONDE | 28.08.06 | 13h14  •  Mis à jour le 28.08.06 | 13h14
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Allant jusqu'à la caricature : "Etes-vous sarkoziste de gauche ou ségolien de droite ?", le néomarketing envahit la politique. Il aboutit à une marchandisation des candidats pour le premier tour de l'élection présidentielle. Il faut récupérer ceux qui se dispersent : les nationalistes de gauche, les tentés de l'abstention, les minoritaires en tout genre, les égarés lepénistes...

 

 
Puis, une fois le premier tour passé, les initiés rodés à la gestion alternée de la France poseront l'éternelle question au bon peuple : êtes-vous de droite ou de gauche ? Positionnez-vous ! Mais cette question est-elle encore d'actualité ? Ou n'est- elle que l'expression d'un double divorce entre élus et électeurs ?

La première rupture s'est opérée au plus profond de la démocratie. Le "pays réel" est devenu trop complexe, nos concitoyens trop intelligents et trop réactifs pour entrer dans des moules idéologiques.

Après la chute du communisme, le schéma manichéen gauche-droite s'est décomposé en une multiplicité d'enjeux que chaque citoyen fait siens en fonction de leur proximité : l'Europe, la laïcité, l'identité française, mais aussi des sujets très concrets comme le CPE ou les enfants sans-papiers scolarisés.

La seconde rupture vient d'un clientélisme qui fragmente la perception de la société. Nos professionnels des agoras n'ont pas une vision globale et systémique. Il n'est pas dans leur culture de comprendre le monde tel qu'il est, clos et interdépendant, puisqu'ils pratiquent des discours adaptés à différents "publics cibles". Et la somme de ces parties ne forme pas un tout, une population responsable et citoyenne.

Dès lors, le recours à des artifices sémantiques est de mise pour éviter que les vrais défis de ce XXIe siècle ne deviennent le centre du débat et n'exigent des solutions radicalement nouvelles qui ne se trouvent pas dans les popotes héritées des siècles précédents.

L'opposition droite-gauche n'a pas de sens au regard des grands enjeux contemporains. C'est si vrai que la droite et la gauche partagent les mêmes illusions, par exemple la foi dans une société technologique qui résoudrait tous les problèmes.

Ces simplifications puériles dénotent un mépris profond pour un électorat volatil et donc jugé infantile. L'Assemblée nationale est devenue une île où "être de gauche" ou "être de droite" a encore un sens et se matérialise par une place dans l'hémicycle. Hors de cette île, la France vit par un tissu social qui se construit et qui porte le nom de société civile.

Je ne prétends pas être la seule représentante de cet univers hors du monde de nos élus nationaux mais j'ai l'intime conviction, pour m'y impliquer chaque jour, que notre pays n'est pas sclérosé comme on cherche à nous le faire croire. Il possède au contraire un formidable potentiel d'énergie.

Ne confondons pas la déception envers les politiques avec un désintérêt pour la chose publique. La société civile, c'est le monde en devenir. N'est-ce pas la société civile qui a défendu Dreyfus ? N'est-ce pas la société civile qui est entrée en résistance en 1940 ? Demandait-on alors à ces citoyens s'ils étaient de droite ou de gauche ?

La question principale pour la France, dans une Europe qui doit se renforcer, n'est pas de savoir si elle est de droite ou de gauche, mais si elle a confiance dans une représentation à son image, capable de dépasser, grâce à un effort d'intelligence collective, des clivages désuets et de construire une représentation de l'avenir.

C'est une "révolution douce" qui nous fera changer de paradigme et anticiper les défis colossaux qui nous attendent : le réchauffement climatique, la pénurie des matières premières, l'émergence de tensions géopolitiques alimentées par les fanatismes.

La France a besoin pour cela d'un gouvernement d'union nationale qui aura la capacité de mettre en mouvement les forces de la société civile en puisant sa force dans un vrai projet commun. Un projet innovant, qui n'est ni de droite ni de gauche, mais qui exige compétence, humanisme et pragmatisme.

 


Corinne Lepage, ancienne ministre, est candidate à l'élection présidentielle.

 

Article paru dans l'édition du 29.08.06

 

 

 

 

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Published by Gérald LAMBILLIOTTE - dans Politique Nationale
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