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pradez27 over
René Pradez
Peintre de Puteaux
9 mars 2006 4 09 /03 /mars /2006 20:17

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NICOLAS SARKOZY AUX ANTILLES

Mercredi 8 mars, Nicolas Sarkozy est arrivé en Guadeloupe, première étape d’une visite de trois jours aux Antilles. Dans une lettre aux Antillais publiée dans le journal France Antilles, il les a assurés de sa détermination à tout mettre en œuvre pour travailler concrètement, et dans la sérénité, à l’avenir des Antilles.
 

 

 

 

Par Nicolas Sarkozy
Ministre d'Etat
Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire



Mes chers compatriotes,


Cette lettre, je l'ai écrite avec la volonté de me rapprocher de vous afin que chacun, en toute liberté, puisse se faire son opinion sur la façon dont j'aborde mon prochain déplacement aux Antilles. Je crois cette explication nécessaire car des incompréhensions et sans doute même des erreurs d'appréciation, ont récemment tendu les relations, pourtant si fécondes, entre les Antilles et la métropole. Cet épisode doit être surmonté avec franchise et respect mutuels.

Vous le savez, le 7 décembre dernier, j’ai pris la décision de reporter le voyage que j’avais pourtant longuement préparé, compte tenu de l’émotion forte créée par la loi du 23 février 2005. Comme je l’expliquais dans les colonnes de France-Antilles, j’ai pris cette décision par sagesse car les conditions d’un dialogue serein et efficace n’étaient, alors, pas réunies.

A cette occasion, j’ai été l'un des premiers à considérer que l’article 4 de cette loi posait problème. Depuis, j’ai œuvré, à la place qui est la mienne, à la recherche d’une solution claire et respectueuse de votre Mémoire et de notre Histoire commune. Par conséquent, je salue la décision prise par le Président de la République sur le sujet.

Je dois d’ailleurs vous dire, pour être parfaitement honnête, que j’ai fait un cheminement personnel sur cette question sensible, que j'abordais, jusqu'à ce jour, avec le regard sans doute trop lointain de ceux qui pensent que le passé "est passé". J’ai éprouvé le besoin d’un dialogue direct avec des Martiniquais et des Guadeloupéens afin de mieux saisir la nature exacte des vifs sentiments qui se sont exprimés ces derniers mois. Aujourd'hui, je cerne mieux la profondeur de la blessure qui s’est révélée ; je perçois avec acuité le lien qui a pu être fait entre le colonialisme et l’esclavage.

Il fallait trouver les gestes de l'apaisement et d'un nouveau départ. Dans cet esprit, je me réjouis qu’une date ait pu enfin être arrêtée pour la « Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage ». Comme je le disais en décembre dernier, je pense que c’est un point fondamental. C’est une étape nécessaire à une prise de conscience collective, de la part de tous les Français, de l’horreur de l’esclavage et de ce que peut signifier réellement un « crime contre l’humanité ».

Votre message a été entendu et les conséquences politiques en ont été tirées.

Mon rôle est aujourd’hui de réinvestir le champ de l’action publique en tant que Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire. Le 8 mars prochain, j’aurai le plaisir d’être aux Antilles, comme je l’avais annoncé, pour travailler avec tous les élus et vous rencontrer.

Je sais quels sont vos problèmes au quotidien. Je mesure l’ampleur de vos attentes, notamment en matière de sécurité car vous êtes confrontés à une délinquance violente qui dégrade votre qualité de vie et finit par porter atteinte à vos libertés fondamentales. Ce fait est inacceptable. Vous avez droit, comme tous nos concitoyens, à la sécurité. Pour cela, j’entends, avec la mobilisation de tous les acteurs locaux, agir en profondeur. Avec vous, j’aborderai donc de nombreux sujets comme la maîtrise de l’immigration, la lutte contre la délinquance à la fois par la prévention et la répression, ainsi que le combat contre les trafics de drogue.

Parce qu’en dépit des efforts fournis, les économies de la Martinique et de la Guadeloupe demeurent en décalage par rapport à la plupart des économies européennes, je souhaite aussi aborder, en tant que Ministre de l’Aménagement du territoire, la question du développement. Je le ferai sans tabou et avec la volonté de tracer des perspectives nouvelles et crédibles.

Mes espoirs pour la Martinique et la Guadeloupe, dans le respect de la diversité de leurs identités et de leurs cultures, sont immenses. Il est vrai que les obstacles à surmonter sont de taille, mais vous avez tant d'atouts et de force en vous ! Je sais que mes espoirs sont partagés par vos élus et tous les acteurs économiques et sociaux qui contribuent au développement de vos territoires ; territoires qui sont aussi, à bien des égards, une chance pour la France.

Je ne crois pas à la fatalité, mais je crois, en revanche, à l'action républicaine et à la force de la volonté. Je viens à votre rencontre tel que je suis, c'est-à-dire en homme décidé, mais à l’écoute, en homme déterminé mais ouvert au dialogue. Je viens mettre en oeuvre des moyens et des idées afin, qu'ensemble, dans la sérénité, nous travaillions concrètement à l'avenir des Antilles.

 

 

 

NICOLAS SARKOZY AUX ANTILLES

 

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